Oran - A la une

La contamination dopée par l'inconscience citoyenne



La ville d'Oran continue de truster les premières places du classement quotidien des contaminations par la Covid-19 depuis la fin juin et le dernier chiffre en date du 25 juillet (+67) projette la wilaya à l'orée des 2 000 cas positifs qui seront certainement dépassés très prochainement vu la courbe ascendante des contaminés. Les raisons sont à chercher du côté du comportement des citoyens qui continuent à ignorer les gestes barrières susceptibles de casser la chaîne de contamination. "Le tort est partagé et tout le monde est responsable de cette situation", pense Salah, la cinquantaine, qui se base sur le peu de respect des mesures d'interdiction de circuler et des horaires du couvre-feu qui continuent à être bafoués allègrement. Pourtant, et au plus fort de cette recrudescence des chiffres et au milieu de cette inconscience citoyenne, des entreprises privées commencent à s'inquiéter sérieusement de l'état de santé de leurs employés et à craindre de nouvelles mesures de confinement qui pourraient définitivement compromettre l'avenir de leurs établissements économiques.Une opération de dépistage de grande envergure a ainsi été lancée par la clinique Iris à l'adresse d'une vingtaine des plus importantes entreprises privées à Oran. "L'opération a débuté, il y a une quinzaine de jours, et nous avons fait quelque 4 500 à 5 000 prélèvements pour les tests sérologiques de type Elisa dans ces entreprises", explique le Dr Kamel Messaoud-Nacer, gérant de la clinique dermatologique. Ces prélèvements permettent de savoir si la personne testée a été en contact avec le virus et qu'elle est guérie ou qu'elle porte encore le virus et qu'elle est contagieuse. "On a trouvé un pourcentage minime de cas positifs, et si on teste un employé contaminé, on avertit l'entreprise et on lui indique la conduite à suivre. On développe avec certaines entreprises des webinaires qui nous permettent de leur communiquer les conduites à tenir devant chaque cas pour pouvoir prendre en charge de la meilleure des manières les contaminés, les conseiller sur les mesures préventives pour éviter la propagation du virus au sein de leur personnel", détaille notre interlocuteur. À la clinique Iris, on continue de faire des scanners pour dépister la Covid-19. "On est submergé et, parfois, il nous arrive de faire 30 scanners par jour.
Dès qu'on voit une atteinte minime qui ne dépasse pas les 25%, on soumet le malade à d'autres schémas thérapeutiques, pas nécessairement le Plaquenil. Le problème avec la Chloroquine, c'est qu'il faut passer par les hôpitaux, il faut un ECG avant et après, et ce n'est pas très évident. Du coup, on a d'autres schémas qui sont reconnus et proposés par les pneumologues. Quand on sent que le malade a une atteinte de 50%, on lui fait sa saturation en oxygène et on l'envoie en milieu hospitalier", précise encore le Dr Messaoud-Nacer.
Saïd Oussad
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