
Le texte (final ') de la nouvelle Constitution serait prêt. Un peu plus d'une année après avoir été présentée pour consultation aux différentes parties politiques, personnalités nationales et associations, la nouvelle Constitution reste cependant encore un mystère. D'abord, rares sont ceux qui savent quand elle sera rendue publique, quels sont les changements introduits après les larges consultations menées par M. Ouyahia et, surtout, si elle sera adoptée à travers un référendum comme promis par le président Bouteflika ou par un autre mécanisme qui, au demeurant, devrait avoir les contours d'un processus consultatif. Ici et là, on parle, on avance la date de la fin de l'année. Mais, rien d'officiel pour le moment hormis les maigres indications données récemment par le président de l'APN, Larbi Ould-Khelifa.Des nouveautés, il y en aura dans ce texte, comme la proposition d'un régime parlementaire avec deux chambres, et un chef de gouvernement qui sera comptable de sa politique devant le peuple, puisqu'il sera désigné par le parti ou la coalition qui aura remporté les élections législatives. Bref, la mouture définitive donnera lieu sans aucun doute à beaucoup de changements, certains très précis comme les droits de l'homme, la justice, les fondamentaux de l'Etat algérien. La séparation des pouvoirs et l'avènement d'un Etat civil seraient également en lettres d'or dans le texte final. Pour autant, le timing de la publication du texte final de la loi fondamentale nouvelle semble coïncider, sur le plan macroéconomique, avec une conjoncture pourrie, autant pour le gouvernement que pour les Algériens en général.En fait, les priorités actuelles restent scotchées sur l'humeur du marché pétrolier, sur les gains et les pertes financiers de l'Algérie sur ce marché, les perspectives économiques et sociales qui en découlent. Et, surtout, les parades et les schémas concoctés par le gouvernement pour cette crise économique qui s'est installée dans la durée, selon certains experts. Car celles qui ont été présentées à travers la loi de finances 2016 sont loin de défendre le pouvoir d'achat des Algériens. Encore moins leur capacité à résister à de fortes pressions inflationnistes d'une hausse annoncée des produits de large consommation, y compris les boissons, puisque le ministère des Finances s'acharne, selon les organisations patronales, à multiplier les taxes, qui, comme un boomerang, vont détériorer encore plus le niveau de vie des Algériens. C'est dans cette conjoncture où les indicateurs sont au rouge autant pour le climat de confiance des Algériens et le gouvernement qui doit composer avec une réduction de moitié des recettes pétrolières en fin d'année, que pour les partis politiques qui n'arrivent pas à alimenter le moindre débat sur l'avenir du pays, que l'on annonce que la nouvelle Constitution serait rendue publique prochainement. A la fin de l'année ou début 2016. Le chef de l'Etat, qui y consacre ses efforts, est le premier à défendre ce projet, qui doit «faciliter le processus d'ouverture de la société algérienne». Dans un discours sur ce projet, M. Bouteflika avait notamment expliqué que le chantier de cette Constitution était justement d'améliorer et moraliser la pratique politique, à moderniser la société algérienne et les institutions. La révision de la Constitution, c'est pratiquement le dernier chantier des réformes promises par le président. Sera-t-elle à la hauteur des enjeux du moment et à venir '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mahdi Boukhalfa
Source : www.lequotidien-oran.com