La désignation officielle de la commission nationale chargée de la structuration du parti politique Front de la justice et du développement (FJD), appelé aussi «El Adala» a été établie, hier à Alger, au niveau du siège du parti, et ce, en présence de son président, Abdallah Djaballah.
Ce dernier a saisi l'occasion pour exprimer les positions du parti sur le plan national et international. «Les structures déjà existantes étaient provisoires», a indiqué M. Djaballah qui l'explique par la création récente du parti qui s'est directement lancé dans les dernières élections législatives et locales. Après la désignation de ce comité, il serait question, précise-t-il à la presse nationale, de passer à une structure organisationnelle respectant les règlements élémentaire et intérieur du parti et par conséquent, donner la légitimité organisationnelle à ses différentes structures. Allant droit au but, Abdallah Djaballah a saisi l'occasion pour critiquer le gouvernement algérien à savoir «le système qui y règne depuis une quinzaine d'années». Il a indiqué que ce système a favorisé deux points négatifs pour le développement du pays. Il s'agirait de «la faillite» sur le plan politique et moral détruisant ainsi l'espoir de la nation à instaurer les principes de la démocratie mais encore «la faillite» intellectuelle qui a donné naissance à l'ignorance au milieu de la population. Il s'agit également de la «corruption» morale et financière. Face à cela, Djaballah s'est interrogé s'il n'est toujours pas temps «d'avoir le droit de dire à ce système «Barakat», ça y est '!». «D'autant plus que la plupart de ses membres ont atteint les 70 ans», souligne-t-il. En ce qui concerne la position du FJD sur le plan international, à savoir la situation au nord du Mali, Djaballah a fait savoir qu'ils avaient dénoncé l'ingérence et le scénario que peut engendrer dans cette région du Sahel. La sensibilité de la situation l'a laissé dire qu'il s'agit là d'un «coup monté contre les peuples arabes et l'Algérie en particulier». S'exprimant sur le même sujet, il a condamné les dépassements enregistrés au nord du Mali les relevant de la responsabilité de la France et même de l'Algérie qui a donné ouvert son espace aérien à l'aviation française. Quant aux soulèvements des peuples arabes contre les systèmes au pouvoir connus sous le nom du «Printemps arabe», le président du FJD a cité l'exemple de l'Egypte et a salué l'armée qui n'a pas été influencée par aucune des parties et a essayé d'arranger les choses pour le bien du pays. Aussi, il a pointé du doigt les mouvements de protestation initiés par le courant laïc en Tunisie et qui, le note-il, «se poursuivent toujours malgré toutes les concessions faites par le parti au pouvoir «Ennahda» représenté par le président Ghannouchi». Il a accusé, par ce fait, ledit courant de n'être convaincu qu'après son arrivée à la tête du pouvoir au détriment de la volonté du peuple tunisien qui a déjà fait, par voie démocratique, son choix. Le président du parti islamique «El Adala» n'a pas hésité de dire que le courant laïc dans les pays de l'Afrique du Nord est le pire dans tout le monde arabe» étant «francophone» et refusant de cohabiter avec les autres courants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassiba Abdallah
Source : www.lnr-dz.com