Moins d'un mois après sa création, la nouvelle coordination de wilaya des adjoints de l'Education nationale a annoncé une action de protestation pour la journée du mercredi 13 février prochain pour contester «la marginalisation du corps des adjoints de l'Education dans le nouveau projet de la grille des salaires». Le recours à cette grève a été décidé lors d'une assemblée générale des représentants des 800 adjoints de l'Education nationale d'Oran qui s'est tenue lundi au siège de wilaya de la SNTE. «Nous avons décidé de recourir à cette journée de grève pour appuyer les revendications professionnelles de cette frange lésée par la nouvelle grille des salaires. Les adjoints de l'Education ont été déclassés à la B/7, et de ce fait ils sont exclus de facto du droit à la promotion au poste de surveillant général», explique M. Bouregba, premier coordinateur de wilaya des adjoints de l'Education. Une réunion sera tenue lundi prochain au siège de la SNTE pour préparer cette journée de protestation et mobiliser la base autour des revendications socioprofessionnelles de cette coordination, souligne-t-on. La première revendication de la coordination est la révision de la classification des adjoints de l'Education qui devront, selon notre source, être classés dans la B/10 pour ceux ayant un niveau de terminale. Pour les adjoints ayant un diplôme universitaire de DEUA ou de licence, la coordination exige de les classer dans la B/11. «La nouvelle grille des salaires, qui se base seulement sur le critère de qualification, pénalise sérieusement les adjoints de l'Education, et surtout ceux qui détiennent une ancienneté de plus de 20 ans de services. Après des années de travail, ces anciens adjoints se trouvent aujourd'hui piégés dans ce corps sans aucune perspective pour leur plan de carrière», affirme notre interlocuteur, tout en regrettant que le nouveau poste d'adjoint principal prévu dans le nouveau statut particulier ne pourra en aucun cas remplacer le droit à la promotion de cette frange. Les adjoints de l'Education rejettent également le nouveau régime indemnitaire qui les «pénalise sévèrement». «Un adjoint de l'Education, avec 20 ans de services et des enfants à charge, ne perçoit actuellement que 20.000 dinars. Notre situation ne risque pas de s'améliorer, puisque la nouvelle grille des salaires ne prévoit que des hausses dérisoires qui ne dépasseront guère les 2.200 dinars», dénoncent-ils. La nouvelle coordination revendique, par ailleurs, l'ouverture de possibilités pour la formation continue des adjoints de l'Education, à l'exemple de celle réservée actuellement aux enseignants du moyen. Elle exige aussi une diminution des horaires de travail, de 36 heures actuellement à seulement 32 heures dans tous les cycles.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com