Oran - A la une

La campagne électorale prend fin avant l'heure



Jugée terne et sans relief, la campagne électorale est clôturée avant son délai prévu. La guéguerre que se sont livrée la quarantaine de candidats à propos de l'affichage a participé dans la lassitude des citoyens de cette campagne qui n'a ressemblé à aucune autre. Certes, l'agitation est toujours la même au niveau de certaines permanences des partis et candidats indépendants, mais tout le monde est d'accord que le passage des leaders politiques les plus en vue a pratiquement signé la clôture prématurée de la campagne. Même de ce passage on retient peu de choses. On se remémore que Louisa Hanoune est passée presque inaperçue à Oran. Son staff n'a pas fourni l'effort de mobiliser ses relais au niveau des médias. Abdelmajid Menasra, le leader du Front du changement, n'a pas drainé beaucoup de monde. Sa prestation au cinéma Essaada ne s'est pas trop prolongée, probablement sur conseil de ses partisans à Oran par crainte d'ennuyer le public, notamment sa partie juvénile. Ahmed Ouyahia, le SG du RND, a préféré pour son meeting à Oran les bonnes vieilles méthodes consistant à mobiliser les militants de son parti dans les wilayas avoisinantes. D'ailleurs, même des cons'urs ont eu du mal à accéder à la salle à cause des fouilles du corps que le service d'ordre d'Ouyahia a imposées avant d'accéder à la salle.
Le même jour, les trois leaders de la coalition «L'Algérie Verte» ont tenu leur meeting à la salle omnisport d'Es-Sénia mais sans attirer de marée humaine. Djaballah, le leader du PJD (Parti de justice et développement), a été hué à M'dina Jdida par ceux qui squattent une partie du boulevard Zabana pour en faire un marché de la téléphonie mobile. Affecté par cet incident, il n'a pas jugé utile de s'étaler dans son discours. En tout cas, il a été mieux loti que Noureddine Bahbouh, leader de l'UFDS (Union des forces démocratiques et sociales) nouvellement agréé. En effet, il s'est trouvé dans la salle Essardai en face d'un public inhabituel. Il a tout bonnement préféré annuler son meeting. Abdelaziz Belkhadem s'est abstenu volontairement de reproduire ses discours fleuves à Es-Sénia. Pour cause, une panne provoquée de la sono l'a obligé à patienter une trentaine de minutes en face de son public. La mauvaise qualité du son l'a dissuadé de revoir à la baisse son temps de parole. Amara Benyounes, patron du MPA (Mouvement populaire algérien), est lui aussi passé inaperçu, malgré que la tête de sa liste à Oran appartient au monde du sport supposé jouir d'une certaine popularité. D'autres leaders politiques ont relevé le peu de cas que réserve les citoyens à leur passage à Oran et probablement ailleurs. Précisons que certaines listes indépendantes ont réussi mieux mais dans les communes limitrophes. Ce qu'aucun ne peut récuser c'est qu'Oran vit ses après-midi de début de printemps où on ne relève aucune espèce de «frémissement» électoral. Les après-midi, les rues, les cafés, les magasins, les marchés sont inondés de monde mais pas les salles retenues pour abriter les manifestations politiques. Reste les sites d'affichage, notamment ceux improvisés par les candidats eux-mêmes, ils sont le théâtre de la rivalité et de la course que se livrent les candidats.


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