La campagne électorale pour les prochaines locales du 29 novembre ne suscite toujours pas, à Oran, l'engouement des citoyens, une semaine après son lancement, a-t-on constaté.
De nombreux citoyens, interrogés par l'APS, ont relevé une "certaine froideur" et "manque de dynamisme des candidats censés aller vers l'électeur".
Cet avis est partagé par Sid Ahmed, âgé de 41 ans, qui estime que cette campagne est "apathique", soulignant "l'absence du travail de proximité des candidats qui devaient intensifier leurs contacts à travers l'organisation de débats directs avec les citoyens à différents niveaux et espaces afin d'expliquer leurs programmes électoraux".
Il a ajouté que "les citoyens ont besoin que les candidats prennent connaissance de leurs problèmes et préoccupations et entendent leurs critiques quant à la gestion passée de leurs affaires locales".
Plusieurs autres citoyens vont dans le même sens de ces remarques. Hadj Benaissa (63 ans), retraité, considère que l'actuelle campagne électorale est marquée par une "sorte de froideur", soulignant que "les candidats doivent expliquer leurs programmes sur la conjoncture et débattre des enjeux et des problèmes locaux que vit le citoyen dans son milieu communal et de wilaya".
Il a ajouté que les citoyens "ont besoin d'être convaincus par la pertinence des programmes et des actions que les futurs élus doivent entreprendre pour répondre aux doléances de leurs administrés" car, a-t-il ajouté, "il ne suffit pas de développer les grands axes des programmes politiques de leur parti respectif".
Khadidja, 29 ans, propriétaire d'une micro-entreprise, a fait état, de son côté, de "l'anarchie" marquant l'opération d'affichage.
Cette oranaise a fait remarquer que les sites retenus pour l'affichage sont restés, pour la plupart, vides alors que certains partis ont préféré coller leurs affiches un peu, sur les murs, sur les abris-bus, à l'entrée de certains bâtiments.
Elle a également relevé une forme de confusion avec des affiches électorales du scrutin du 10 mai dernier encore visibles dans quelques quartiers d'Oran.
Dans ce sens, elle considère que les représentations locales des partis en lice pour ces élections doivent faire un effort conséquent pour faire connaître la composante de leurs listes.
Pour l'heure, seuls quelques chefs de partis ont fait l'escale oranaise. D'autres sont attendus dans les prochains jours. Ils auront la lourde tâche de "faire bouger un tant soit peu les choses" et convaincre les électeurs à opter pour leurs listes respectives.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz