Oran - A la une

La bouteille à l'encre



La bouteille à l'encre
Qu'est-ce qui a bien pu se passer au ministère de l'Education nationale qui vient de faire un brusque virage à 180 degrés en annonçant, à la surprise générale, une deuxième session du bac ' C'est d'autant plus renversant, comme annonce, que le ministre lui-même était, il y a quelques mois, vent debout contre une telle session, en faisant valoir des arguments pédagogiques qui tiennent pourtant la route. Raison politique ' Un cadeau du président Bouteflika après sa réélection pour un quatrième mandat ' Très probable, sachant que les examens de fin d'année, coïncidant avec les échéances politiques marquantes, ont toujours bénéficié de la générosité du pouvoir.Qui ne se souvient pas, du moins pour nous autres vieux croûtons, du fameux "bac de la charte" de 1976 où tous les candidats inscrits étaient reçus, y compris les cancres. Moralité, c'est que presque 40 ans après, c'est la même logique du politique primant sur le pédagogique qui reste la règle. Ce qui explique, en grande partie, le désastreux état de notre système de formation, tous cycles confondus, qui produit des doctorants à la chaîne, mais dont le niveau actuel nous donne encore plus de raison d'être admiratifs du mythique "certificat d'études" de nos parents et grand-parents.Mais pour revenir à cette session de rattrapage, ouverte uniquement aux candidats qui auront obtenu une moyenne entre 9,5 et 9,99/20, pourquoi ne pas l'ouvrir, tant qu'à faire, à tous les recalés ' Où en faire carrément en ayant recours au système de rachat pour les candidats concernés. Il va sans dire que cette session fera le bonheur des élèves eux-mêmes, des associations de parents qui l'ont systématiquement revendiquée. Mais pas des syndicats et des enseignants. Mais, au demeurant, ce n'est pas tant le principe d'une seconde session du bac qui est discutable, d'autant plus qu'elle existe sous d'autres latitudes. Le tout est qu'elle soit sérieusement pensée, planifiée, selon des modalités strictement scientifiques. C'est l'intrusion du politique dans le pédagogique qui rend cette session contestable, achevant du coup de discréditer l'Ecole avec une majuscule.NomAdresse email


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)