La Banque africaine de développement financera à hauteur de 126 millions de dollars ce programme auquel l'Etat tunisien apportera, de son côté, 9 millions de dollars. Celui-ci consiste en la réalisation de nouveaux systèmes d'alimentation en eau potable, la réhabilitation des anciens et la promotion des conditions de desserte autour des axes de transfert situés dans les régions de Bizerte (Nord) et Jendouba (Nord-ouest). L'objectif, en donnant la priorité aux zones rurales, est de relever le taux d'alimentation en eau potable de 93,5% actuellement à 98% en 2017.
La Banque africaine de développement (BAD) financera en Tunisie un programme d'alimentation en eau potable en milieu rural à hauteur de 188 millions de dinars (126 millions de dollars), rapportent des médias tunisiens citant une déclaration à la presse, hier mardi, de Ridha Gabouj, directeur du Génie rural au ministère tunisien de l'Agriculture.
Le programme d'alimentation en eau potable des zones rurales en Tunisie a fait l'objet d'une convention signée le 19 octobre dernier, entre le ministère de l'Agriculture tunisien et la BAD. Il est prévu qu'il soit présenté lors d'une conférence qui se tiendra aujourd'hui et demain à Sidi Thabet.
Selon Ridha Gabouj, la mise en 'uvre de ce programme couvrira la période allant de 2012 à 2017 et l'apport de l'Etat tunisien à son financement s'élèvera à 13 millions de dinars (près de 9 millions de dollars). Il vise, a-t-il expliqué, « le développement des infrastructures, en réalisant 161 nouveaux systèmes d'AEP (') et en améliorant les conditions de desserte autour des axes de transfert » situés dans les régions de Bizerte (Nord) et Jendouba (Nord-ouest).
Le programme consiste en la réalisation de nouveaux systèmes d'alimentation en eau potable (AEP), la réhabilitation des anciens et l'amélioration des conditions de desserte autour des axes de transfert. L'objectif recherché, en donnant la priorité aux zones rurales, est de relever le taux national d'alimentation en eau potable de 93,5% actuellement à 98% d'ici 2017.
En Tunisie l'adduction de l'eau potable est assurée à 44,5 % par les moyens du génie rural (citernes, fontaines, etc.) et à 49%, par les réseaux de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).
La SONEDE gère également 60% de la capacité de dessalement installée dans le pays (103.000 m3/jour en 2010). Avec 450 m3 par an et par habitant, la Tunisie est considérée par la Banque mondiale comme vivant dans un état de « stress hydrique » (moins de 500 m3/an/habitant). Le bien-fondé de ce verdict ne fait pas l'unanimité.
Dans une déclaration au journal en ligne Web Manager Center, le 8 mai 2009, Fethi Lebdi spécialiste des questions hydriques et directeur de l'Institut national agronomique de Tunis a estimé que le stress hydrique n'a de réalité que s'il a des retombées sociales et économiques négatives, ce qui n'est pas le cas, selon lui, en Tunisie où l'eau potable n'est pas rationnée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Maghreb Emergent
Source : www.maghrebemergent.info