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L'Ugta tient à sa cause



Abdelmadjid Sidi SaïdC'est là le point culminant du message fort du président appelant les travailleurs «à préserver l'indépendance du pays».C'est dans le port d'Oran qu'ont été domiciliées hier, les festivités marquant la célébration de la Fête internationale du travail, le 1er Mai. Lesdites festivités de cette année, placées sous le signe de la solidarité vis-à-vis du peuple sahraoui, ont été rehaussées par la présence de plusieurs ministres du gouvernement algérien, du Premier ministre sahraoui, du SG de l'Organisation de l'Union des syndicats africains, du secrétaire général de l'Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd, du président du FCE, Ali Haddad et d'autres cadres comme le P-DG d'Air Algérie.Juste après le départ des camions chargés de différentes denrées alimentaires et autres produits pharmaceutiques devant rallier la ville de Tindouf pour les acheminer vers les camps des réfugiés sahraouis, Benamar Zerhouni, représentant du chef de l'Etat, a ouvert le bal des discours en faisant lecture de la lettre du président de la République qu'il a adressée aux travailleurs. Benamar Zerhouni n'a pas omis au passage de souligner l'intérêt particulier réservé par l'Algérie à la cause sahraouie en soulignant que «c'est ce mois qui a marqué la naissance du Front Polisario qui lutte pour l'autodétermination du peuple sahraoui».D'un ton galvanisateur, Benamar Zerhouni n'a pas non plus laissé passer l'occasion de revenir sur la sanglante journée du 2 mai 1962 qui a été marquée par «le carnage à Alger commis par la tristement célèbre organisation terroriste OAS et qui a coûté la vie à une centaine de personnes». Au passage, il n'a pas également omis de souligner l'engagement de l'Ugta à l'égard des causes justes tout en adoptant la position officielle de l'Algérie vis-à-vis de plusieurs autres causes. Dans sa lettre, le président de la République a évoqué la conjoncture actuelle, la qualifiant de «virage très délicat». Sans verser dans l'alarmisme, le président a souligné dans sa missive que «rien ne peut entamer notre volonté» de négocier correctement ce virage». C'est là le point culminant du message fort du président appelant les travailleurs «à préserver l'indépendance du pays». Lui emboîtant le pas, le Premier ministre sahraoui n'est pas allé par quatre chemins en affirmant que «votre message est déjà parvenu au peuple sahraoui».Sur sa lancée, il a ajouté que «nous souhaitons qu'il sera perçu aussi par l'opinion publique internationale et surtout par les colonisateurs de notre peuple». Passant aux derniers événements qui continuent à marquer l'actualité, notamment en ce qui concerne le renouvellement de la mission onusienne Minurso, le ministre sahraoui n'a pas dissimulé la menace de recourir à de nouveaux modes de lutte sans pour autant dévoiler leur nature. Il dira qu'«après 25 ans de médiation, la région se trouve devant le choix d'une paix juste ou le retour à l'instabilité».En ce sens, il n'a pas omis encore une fois de prendre à témoin l'Organisation des Nations unies tout en l'engageant. «La crédibilité de l'ONU est mise à l'épreuve», a-t-il plaidé avant de déplorer la position française soutenant la position marocaine. Avant de clore son intervention, il a appelé l'Union européenne à «prendre en compte les décisions de la Cour de justice européenne». Comme il a interpellé l'Espagne, l'appelant à assumer ses responsabilités dans le règlement de la question sahraouie, vu qu'elle était l'ancienne puissance colonisatrice. L'Organisation de l'Union des syndicats africains, par le biais de son représentant, a réitéré son soutien indéfectible et inconditionnel à la cause sahraouie. «Au nom de 30 millions de travailleurs africains, affiliés à 73 organisations syndicales de 50 pays, nous réitérons notre soutien indéfectible au peuple sahraoui», a-t-il affirmé, tout en soulignant que «la lettre adressée le 4 avril dernier au SG des Nations unies a rappelé que la solution de la question sahraouie passe par le respect des résolutions onusiennes». Clôturant le bal des allocutions, Sidi Saïd a tenu à rassurer les représentants sahraouis du soutien indéfectible de l'Ugta au profit de la cause sahraouie représentée à Oran par son Premier ministre. «Il vous suffit de constater que vous avez en face de vous une mer de travailleurs venus vous témoigner la solidarité de l'Algérie à votre cause», a-t-il martelé, tout en ajoutant: «Il vous suffit de constater que tout le gouvernement algérien est là en face de vous.»


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