Oran - Revue de Presse

L’Islam et le développement global



L’Islam et le développement global Dieu le Très-Haut ayant voulu ériger l’islam en religion ultime et définitive assignée à l’ensemble des humains et destinée à leur assurer bien-être et bonheur ici-bas comme dans l’au-delà, a révélé Son Livre Sacré, inculqué à Son Messager guidance et sagesse, de quoi lui permettre d’éclairer les humains sur la manière de parvenir à de telles fins, en tous temps et en tous lieux. Dieu le Très-Haut dit : «Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé manifeste de toute chose et comme guidée et miséricorde et bonne annonce pour les Soumis.» (Les Abeilles, 89); Il dit également : «Et Nous ne t’avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes.» (Les Prophètes, 107)Quels sont donc les enseignements divins et les formules musulmanes qui devraient servir de repères pour notre action et de principe organisateur pour nos programmes et nos projets ? Cela au moment où nous faisons face à notre défi majeur, celui de réaliser le développement global de la société. Il s’agit là d’un sujet immense. Cependant, il convient de s’arrêter sur un certain nombre de principes directeurs et de règles fondamentales que la foi musulmane préconise comme éléments de réponse à cette grande interrogation. Pour ce faire, nous prendrons pour point de départ. Il s’agit du verset : «C’est Lui qui vous a assigné la terre comme asservie : foulez-la donc, jusque sur ses épaules, et mangez de Son attribution, tandis que vers Lui est la résurrection». Al moulk, 15) Et du hadith : «Je suis bien plus responsable des croyants qu’eux mêmes. Celui qui laissera de l’argent le lèguera à ses héritiers; alors que celui qui laissera une dette ou un déficit, c’est à moi qu’en incombera la responsabilité.» (rapporté par Muslim, Abou Daoud, Ibn Maja et Al Bayhaqî) Ce verset, dont les variantes sont légion dans le Coran, énonce les règles à l’œuvre dans la conception musulmane du développement global. Ces règles consistent à confier à l’homme la lieutenance sur terre, à lui rendre aisée et accessible l’exploitation des ressources du monde, à prêcher le travail («Foulez-la donc…»), ainsi qu’à favoriser le bien-être humain («et mangez de Son attribution); tout cela étant à Dieu et relevant de Son autorité : «tandis que vers Lui est la résurrection.» Quant au hadith susmentionné, il offre une image tangible des devoirs de l’Etat, de sa responsabilité pratique afférant à la façon de prendre soin des croyants et de régir leur existence. On y trouve également abordée la question de la propriété individuelle, des devoirs et des droits qu’elle met en jeu («Celui qui laissera de l’argent le lèguera à ses héritiers»), de même que celle de la sécurité sociale; sans oublier la solidarité sociale, cette entreprise grandiose à laquelle votre Majesté voue toute son attention en ces jours-ci, et qui constitue une valeur, un dessein étayés par bien des textes de la «Charia («celui qui laissera une dette ou un déficit, c’est à moi qu’en incombera la responsabilité»). Or, ce hadith a plusieurs versions dont la signification coïncide avec celle du texte rapporté par Al Boukhari et Muslim. Dans une version du seul Al Boukhari, on lit : «Celui qui laissera une dette ou des enfants, c’est à moi qu’en incombera la responsabilité»; dans une autre version, présentée par Al Boukhari et Muslim, on trouve cette formule : «Celui qui laissera de l’argent le lèguera à ses héritiers, et celui qui laissera une perte, c’est à nous qu’en incombera la responsabilité». A suivre... Pr. Abdeslam El Abbadi
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