
L'investissement dans le public demeure un des facteurs importants pour ressusciter le 7e art et lui ouvrir de nouveaux horizons d'épanouissement et de créativité, a estimé mardi à Oran le réalisateur tunisien Reda Bahi. « Sans le contact permanent avec le public dans les salles de cinéma ouvertes aux production nationales et étrangères, il ne peut y avoir de relance du 7e art », a-t-il ajouté. « La participation et la présence algérienne dans les festivals internationaux à elles seules ne peuvent revigorer le cinéma algérien », a t-il considéré et de poursuivre : « Le cinéma algérien a le courage de soulever des sujets politiques et sociaux. L'audace du cinéma algérien dans le traitement des sujets, lui confère du succès, non seulement en Algérie mais également dans les pays arabes et même occidentaux ». Pour ce qui est de la situation actuelle du cinéma arabe, M. Bahi a souligné que « le cinéma arabe nécessite d'abord un espace de liberté plus vaste, ainsi que le financement et des coproductions, en notant que le cinéma arabe a fait des progrès, notamment grâce aux efforts des réalisateurs qui, par leur courage, ont pu concrétiser des 'uvres convaincantes. » A propos du cinéma tunisien, il a assuré qu'en dépit des moyens de production dérisoires, il a réussi à concrétiser d'importantes 'uvres avec un langage cinématographique développé récoltant des consécrations. Il conclut : « En tous cas, cette manifestation prouve la volonté des autorités culturelles à encourager et à promouvoir ce genre de manifestation. Cette ambition donne déjà ses fruits. Cette septième édition se distingue par un niveau toujours meilleur et un intérêt de plus en plus grand du public. »
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com