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L'interdiction de parler



L'interdiction de parler
Les critiques sont passibles de lourdes sanctions. Celui qui ose ouvrir la bouche pour porter des accusations de quelque nature quelle soit sur la LNF ou la FAF, est de facto condamné quand bien même celles-ci sont fondées.
L'entraîneur d'El-Harrach, Boualem Charef et le président de l'Entente de Sétif, Hacène Hammar ont eu à vérifier à leurs dépens le fait d'émettre des critiques contre ces illustres instances. Résultats, l'un comme l'autre ont écopé de lourdes sanctions. Rolland Courbis, le coach de l'USM Alger, ignorant certainement les règles du jeu, s'est plaint de la programmation démentielle dont a été victime son équipe, a bravé l'interdit et s'est vu, lui aussi, condamné à payer une amende. Plusieurs autres responsables de clubs en entraîneurs ont subi le diktat de la LNF, prompte à dégainer à la moindre critique émise à son encontre. Cette promptitude à sévir n'est pas évidemment appliquée à tout le monde puisque certains présidents bénéficient de l'immunité malgré les virulentes diatribes lancées contre ces instances. Mieux encore, la FAF et la LNF autant la LFP de Kerbadj, ferment l''il sur des tentatives de corruption même appuyées par des images comme c'est le cas dans l'affaire CAB-JS Saoura. La justice d'Aïn M'lila a bien condamné le président de Saoura à une année de prison dont six mois de sursis pour tentative de corruption avérée mais ces instances ne soufflent mot pour l'instant. Y-a-t-il une preuve aussi tangible que des images vidéos confondant ce président ' Ces illustres instances refusent de prononcer la moindre sanction dans ce grave délit mais se montrent expéditives quand il s'agit de punir les «perturbateurs», comme Charef, Hammar et Courbis. Pourtant, ceux-ci n'ont fait que dire haut, ce que tout le monde pense bas. Certes, ce n'est pas du goût de ces instances mais au moins, ils ont eu le courage de dénoncer les dépassements. Ils ne caressent pas dans le sens du poil alors que rien ne va plus dans le football.
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