Oran - Revue de Presse

L’insalubrité règne toujours à la Cité Perret



Des travaux de réhabilitation qui se sont avérés n’être que du colmatage Il y a près de cinq ans aujourd’hui, l’office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) a lancé le projet de réhabilitation de cinq cités à travers Oran pour un budget de plus de 05 milliards de centimes. La cité Mouloud Feraoun ( ex-cité Perret) a été concernée par ce projet.  Composée de 10 blocs, cette cité abrite des milliers de personnes, plus que ce qu’il y a au niveau de quelques villages et localités de la wilaya d’Oran. Elle abrite quelques 850 familles. Les travaux de réhabilitation de cette cité ont été lancés. Il y a eu l’installation du nouveau carrelage, une réfection des escaliers, des travaux de peinture, l’installation de compteurs d’eau dans chaque appartement et une réfection des installations électriques.Les riverains étaient ravis sauf que la joie des habitants des deux premiers blocs n’a pas trop duré. Deux mois après la réception de ces travaux, ils se sont avérés n’être que du colmatage. Pour ce qui est des ascenseurs dont la réalisation a été confiée à une société turque, les premiers désagréments ont déjà commencé à se manifester. Les habitants de ce quartier populaire responsabilisent les entrepreneurs et les accusent de bâclage. Ils affirment que « les entreprises ont choisi du matériel de 3ème choix pour les travaux et ont failli à leur mission». Ils ajouteront que « Les conduites d’évacuation des eaux usées n’ont pas été réhabilitées tel que le prévoyait le projet de réhabilitation des cités. La cité Perret est, d’une part, dotée d’un grand espace qui était, voilà plus de 20 ans, un marché, et qui s’est transformé maintenant en une zone où prolifèrent les rats. Cette décharge, à ciel ouvert, est la source de maladies et de troubles respiratoires dont souffrent les riverains. Il faut savoir que les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent leur causent aussi un malaise. L’autre source de désagrément et de propagation de différentes pathologies dans cette cité est la décharge sauvage à ciel ouvert, une décharge appelée «Zoubia « par les riverains. Des quintaux d’ordures ménagères sont prélevées chaque jour, que dieu fasse, de cet endroit par les agents de l’hygiène et de l’assainissement de la commune d’Oran. Ces derniers pâtissent, soulignons-le, du manque de civisme des habitants de cette cité. Les riverains ne respectent pas les rotations de prélèvement des ordures et jettent les ordures à tout moment parfois juste après le passage des éboueurs. Ceci fait que les ordures ménagères s’entassent et forment la décharge sauvage où prolifèrent les moustiques et d’où se dégagent des odeurs insupportables. Il y a, aussi au niveau de cette cité, des habitants des étages supérieurs qui jettent les bourses d’ordures de leurs fenêtres et de leurs balcons. Des bourses qui atterrissent sur les terrasses inaccessibles aux éboueurs. Des terrasses qui se transforment ainsi en décharge. Pour rappel, il y a deux mois de cela, une campagne de volontariat pour le nettoyage des terrasses a eu lieu. La campagne a duré trois jours, et a enregistré, outre la participation des agents de la commune et d’un commerçant de cette cité, les riverains habitant les blocs 03/08 et 09. Les terrasses ont été nettoyées, or cela n’a pas duré 24h. Pire encore, le soir même où la campagne de volontariat s’est terminée, les « bombardements « avec les sachets d’ordure ont repris de plus belle. La cité Perret aura finalement le même cachet que toutes les autres cités d’Oran, une cité dortoir où règne l’insalubrité. H.B. &Y. Anas
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