
"Concernant l'objectif principal de cette université d'été, il s'agit de former, de mettre à niveau les associations de consommateurs et la promotion du dialogue entre ces associations et les pouvoirs publics", nous dira Harzi Zaki, président de la Fédération algérienne des consommateurs.L'hôtel Tamgout à Yakouren (wilaya de Tizi Ouzou) a abrité avant-hier et hier l'université d'été de la Fédération algérienne des consommateurs, organisée à l'initiative de l'association El-Amane de protection des consommateurs d'Alger, en présence de représentants de la direction du commerce de Tizi Ouzou et de la Fédération algérienne des consommateurs. "Concernant l'objectif principal de cette université d'été, il s'agit de former, de mettre à niveau les associations de consommateurs et la promotion du dialogue entre ces associations et les pouvoirs publics. Nous sommes à la 3e édition, après celles organisées à Oran, et nous comptons évoquer et débattre à cette occasion plusieurs sujets qui intéressent le consommateur algérien, notamment dans l'aspect santé, sécurité et environnement ainsi que le crédit à la consommation et régulation du marché. Nous allons aussi présenter la feuille de route de la fédération des consommateurs qui a été adoptée par le bureau pour l'activer et la mettre sur le terrain", nous dira Harzi Zaki, président de la Fédération algérienne des consommateurs, qui précise par ailleurs que des études sont en cours d'élaboration, en collaboration avec des universités et des centres de recherche, sur les dangers liés aux résidus de médicaments et des pesticides sur la santé publique, mais aussi "nous allons évoquer un autre volet qui touche la subvention du transport dans les régions du Sud algérien". De son côté, la représentante du ministère de la Santé, Dr Amrani Samia, affirmera que le ministère de la Santé "s'associe aux associations pour lutter contre les risques liés à la consommation d'alimentations impropres et insalubres. Pour ce qui est des maladies liées à l'insalubrité des aliments, nous avons les maladies à transmission hydrique (MTH) qui sont actuellement maîtrisées. À titre d'exemple, nous n'avons plus de cas de choléra, alors que nous enregistrons quelque 200 cas fièvre typhoïde seulement. Nous sommes loin de ces fameuses épidémies. À côté de ces MTH, il y les toxi-infectieux alimentaires qui nous préoccupent le plus aujourd'hui avec 3000 à 4000 cas enregistrés par an, ce qui est énorme. Et comme elles peuvent avoir un impact grave sur la santé du consommateur, elles constituent donc pour nous une préoccupation de santé publique". Pour notre interlocutrice, "un plan national de la sécurité alimentaire est en train d'être élaboré". "Nous avons commencé par établir l'état des lieux. La prochaine étape est de nous rencontrer pour une meilleure coordination et nous concerter, avec la participation des associations et de la société civile, dans le but de réduire ces maladies et protéger le consommateur, donc la population", affirme-t-elle.De son côté, Dr Benchanhou Fathi, spécialiste en santé publique, a relevé la nécessité de revoir la mission des structures de santé de proximité qui doivent s'impliquer davantage dans la sensibilisation du citoyen aux dangers des intoxications alimentaires tout en mettant en garde contre d'autres formes d'intoxication plus dangereuses liées à l'utilisation de certains colorants alimentaires. "Nous avons des structures de santé de proximité qui doivent informer les consommateurs. Les écoles aussi doivent s'impliquer en assurant des cours d'éducation sanitaire", a-t-il dit. La formation des commerçants, tels les restaurateurs, est aussi nécessaire, a-t-il souligné.K. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Tighilt Kouceila
Source : www.liberte-algerie.com