
Des charognards investissent dans la médecine traditionnelle alors qu'ils manquent cruellement de moyens de stérilisation.L'hépatite A est aux portes d'Oran! En dépit de toutes les mesures annoncées et prises en compte par les structures sanitaires de la wilaya d'Oran, l'hépatite de type A n'est pas près de prendre du recul. Les services en charge de la santé publique sont sur le qui-vive permanent ces derniers temps en recensant, durant l'année en cours, près de 110 cas d'hépatite dangereuse, de type A. Sans laisser le temps aux spécialistes d'étudier cette maladie sous toutes ses formes, notamment en ce qui concerne ses origines, l'hépatite finit souvent par avoir le dessus en emportant malade après l'avoir terrassé. La maladie, nécessitant la mobilisation d'importants budgets pour son traitement, est, dans plusieurs cas, expansive mais loin d'être pandémique. Elle est encore loin d'être jugulée faute de coordination entre les services devant cerner la problématique en vue de son traitement définitif en déterminant les raisons principales qui motivent l'explosion de cette pathologie.Les spécialistes tirent l'alarme en indiquant que cette maladie est souvent provoquée par la prolifération des «charlatans» et autres «charognards» se spécialisant dans les soins à l'aide des plantes médicinales. D'autres, investissant dans le tout-venant, vantent insidieusement les mérites de la médecine traditionnelle et ancestrale alors qu'il n'en est rien étant donné qu'ils manquent cruellement d'hygiène et des moyens de désinfection et de stérilisation. C'est le cas relevé chez des personnes se proclamant médecins spécialisés dans la hidjama. Pour les irréductibles religieux et autres moins incrédules, la science et les avancées technologiques qu'elle connaît ces dernières années sont encore loin de rivaliser avec la «hidjama» qui est, pour eux, une médecine prophétique utilisée pour traiter jusqu'à la guérison totale de plusieurs maladies. D'autres font appel à ces «médecins» de circonstances par ignorance des risques qu'ils encourent. La «hidjama» est, pour eux, efficace. Elle est pratiquée à partir de l'extraction du sang par des verres à ventouses appliqués sur le corps de tous les malades se présentant.C'est une méthode médicinale anciennement utilisée dans la médecine chinoise mais qui revient en force ces dernières années à cause de plusieurs raisons. Mieux encore, cette pratique a eu un grand succès. Des patients recourent à ce genre de soins vu qu'ils en ont ras-le-bol des comportements bureaucratiques et des longues attentes qu'ils observent dans les salles de soins et des hôpitaux pour enfin se voir signifier que le scanner ou encore autre appareil est en panne. Le recours à cette pratique n'est toutefois pas sans incidences directes sur la santé. Car, les pratiquants de cette «spécialité» ne sont pratiquement que des «charognards» profitant du mal des malades, la finalité recherchée par ces derniers n'est que de tirer les dividendes à la première occasion qui se présente.D'ailleurs, ils ne sont pas inscrits dans les fichiers des directions de la santé. Il est plus que temps que les services aussi bien locaux que centraux du département de Boudiaf mettent de l'ordre dans un secteur aux prestations pouvant se retourner sur la santé du citoyen. Il est certain que l'eau constitue le meilleur conducteur des pathologies lambda. L'hépatite est, dans un autre registre, provoquée par l'eau distribuée par les camions citernes alimentant les ménages n'utilisant pas l'eau potable rigoureusement contrôlée et produite par la Société des eaux d'Oran, la Seor.En dépit de toutes les mesures prises annonçant la cessation imminente des activités de ces colporteurs d'eau, le phénomène est toujours présent dans les rues et ruelles de la ville en quête permanente du statut de métropole méditerranéenne et régionale. Qui pourrait confirmer que l'eau colportée par ces dizaines de camions aux citernes rouillées et très mal entretenues n'est pas polluée' La question ne trouve pas de réponse tant que le commerce de «l'eau douce (eau potable) continue à échapper à tout contrôle! Cette situation échappera encore aux contrôleurs des services en charge de cette problématique tant que plusieurs dizaines de personnes investissent dans ce créneau en procédant au fonçage des puits destinés à l'alimentation de centaines de camions colporteurs alimentant eux aussi tous les quartiers de la ville d'Oran et ses alentours. Après le sida qui se taille la première place des maladies virales, vient l'hépatite dans toutes ses catégories, A et B.Sa prise en charge est de plus en plus coûteuse. Elle revient à l'Etat au prix de 1.4 million de dinars pour chaque malade soigné à l'intérieur des hôpitaux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com