Oran - A la une

L'été oranais promet d'être indien



Le bateau sera d'un grand secours pour les estivantsL'estivant se retrouve dans une situation insoutenable où il est associé aux dépens de son gré lors des accidents bloquant plusieurs axes routiers.
L'été d'Oran promet d'être indien cette année. Toutes les conditions sont réunies pour réussir cette saison. Après avoir été tant convoitée, la ligne maritime liant Oran-ville à la station balnéaire de Aïn El Türck sera relancée à partir du mois de juillet au grand bonheur des demandeurs. Cette mesure a été décidée à l'issue de la réunion récente des cadres de la direction des transports de la wilaya d'Oran et leurs homologues de la compagnie nationale de transport maritime, Cnan. Ayant décidé de telle sorte, les institutions en relation directe avec le secteur ont jugé utile de passer à l'action en désengorgeant la situation des blocages marquant, à l'occasion de chaque saison estivale de chaque année, les routes menant vers l'eldorado oranais, la corniche ouest de la wilaya.
Celle-ci étant la plus grande station balnéaire du pays, connaît un important flux pendant la saison des grandes chaleurs, d'où tous les problèmes survenant aussi bien au niveau de la route de la corniche inférieure que dans la très prisée route de la corniche supérieure. Aussi, les deux institutions ont, au cours de leur réunion, passé en revue, les exploits réalisés l'année dernière en vue de rattraper le temps perdu et réparer les lacunes dudit exercice. Au final, il s'est avéré que les avantages de cette ligne ont largement dépassé ses inconvénients, à commencer par la réduction de la durée de la trajectoire.
Le bateau, creusant de grands sillons, en quittant la ville d'Oran en partance vers Aïn El Turck, a réalisé un record de 25 minutes de trajet contre des heures entières réalisées par des bus et des transports en commun mobilisés, annuellement, par la direction des transports. Dans la majeure partie des cas, l'estivant, est, très souvent «pris en otage, pendant de longues heures dans l'éventuel cas d'accident provoqué fréquemment par les fous de l'accélérateur, provoquant d'interminables files d'attente.
Le boat-people oranais vient subséquemment à point nommé pour transformer les journées oranaises en été oranais. En tout, huit navettes quotidiennes sont prévues contre le paiement dérisoire du billet facturé à 200 DA pour l'adulte et 100 DA pour l'enfant. Que cela dure le plus longtemps possible! De toutes les manières, le visiteur et le touriste d'Oran ne se mordront plus les doigts en attendant longuement l'arrivée des taxis ni se bousculeront dans les longs bus, tout comme ils ne risquent plus de subir les affres du diktat imposé par ces transporteurs peu scrupuleux. Le ministre des Transports ainsi que son homologue des travaux publics ont bien fait les choses en anticipant les événements et en prenant en ligne de compte l'apport du tourisme dans le développement économique.
A la faveur de ce développement, le visiteur d'Oran ne fera que se régaler si l'on ajoute la remise, incessamment, en fonction du téléphérique. Ce transport par câbles est dans une étape très avancée dans les travaux de réhabilitation. Le ton est donc donné aux essais techniques qui seront lancés durant le mois de juin de l'année en cours, juste après le mois de Ramadhan très précisément.
Ces examens passés, le téléphérique d'El Bahia survolera le ciel d'Oran pour rallier le somptueux site touristique de Moula Abdeka, juxtaposant le fort de Santa Cruz (Sainte Croix en langue catalane) et la chapelle de la vierge Marie, localement baptisée au nom de Lala Meriem. Tout comme la ligne maritime Oran-ville-Aïn El Turck, le téléphérique d'Oran, dont la rénovation a coûté au moins 247 millions de dinars, vient, lui aussi, à point nommé en désengorgeant la situation de l'encombrement que subissent les visiteurs d'Oran ciblant le Santa Cruz en prenant la route du quartier populaire de Sidi El Houari en prenant comme départ la très encombrée rue Philippe avant de chuter dans le très obstrué boulevard de Stalingrad et sa célèbre place Kléber.
Selon les promoteurs de la carte de visite touristique de la capitale du tourisme, El Bahia est, désormais, facile à traverser du sud au nord en moins de 30 minutes. Le touriste, en accomplissant les formalités policières douanières de l'aéroport d'Oran, peut aisément prendre le tramway le déposant dans le centre-ville dans une petite escale lui offrant deux choix, rallier le sommet dominant le Murdjadjou en empruntant le téléphérique ou encore la corniche oranais en prenant place dans le bateau de la ligne maritime reliant la ville des Deux Lions à celle des 1001 Lieux de divertissements et de farniente, Aïn El Türck et ses somptueuses plages.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)