
« Nous appelons les agriculteurs, notamment à se concerter davantage et se regrouper dans des coopératives qui présentent des avantages et pour eux et pour le pays », a indiqué le ministre de l'Agriculture, Rachid Benaïssa à la Chambre nationale de l'agriculture, lors de la cérémonie officielle de la journée mondiale de l'alimentation. Un but auquel adhère aussi le ministère des Ressources en eau qui rappellera, par la voix de son premier responsable, Hocine Necib, le programme d'irrigation, à partir de 2015, de 1,6 million hectares. La coopérative agricole, reprend M. Benaïssa, est au service du développement, car c'est la base de la coopération entre les différents acteurs, une synergie de moyens du niveau le plus bas au plus élargi. « L'activité agricole est basée sur l'entraide. Il s'agit donc, de renforcer cela sous forme de coopératives, mais également sous forme de groupes d'intérêts communs qui sont en train de se mettre en place dans certaines filières », explique-t-il. Mais cela dépendra essentiellement, précise-t-il, de la volonté des agriculteurs à s'organiser dans ce genre d'associations. A ce propos, le ministre se réjouit que les coopératives agricoles ne soient plus gérées par l'administration comme c'était le cas, il y a quelques années, mais par des professionnels de la filière. « Maintenant, nous attendons que les coopératives soient l''uvre des agriculteurs. Nous avons bon espoir, surtout que nous avons enregistré, ces quatre dernières années, une croissance de 13,7% dont 42% au niveau des plaines, 22% des Hauts-Plateaux, 18,3 du sud et 16% au niveau des régions montagneuses », note-t-il.
Les producteurs mal informés
Mais du côté des coopératives, les producteurs confient qu'il n'est pas facile de regrouper les agriculteurs dans le même espace. « Il faut les informer des avantages qui découlent de ces coopératives, tels que le développement de la production, l'amélioration de la commercialisation. Or, il y a un manque de communication, d'information. Et puis, il y a le marché informel qui détourne les agriculteurs des coopératives. C'est ce qui nous empêche aussi d'être assez forts pour constituer des réseaux nationaux », indique le représentant de la coopérative apicole de Blida. Les agriculteurs appréhendent aussi, souligne pour sa part, le directeur de la coopérative de laiterie de Sétif, de tomber dans le même système de gestion administrative des années 90. Toujours en termes de coopératives, le ministre de la Pêche, Sid-Ahmed Ferroukhi, annonce à court terme, des projets pilotes en faveur des petits pêcheurs. « Les petits pêcheurs n'arrivent toujours pas à résoudre certaines questions liées au ravitaillement, à la commercialisation, à l'achat de leurs matériaux qui leur coûtent cher, sans oublier leurs pratiques qui sont restées traditionnelles. Les coopératives qui répondent aux comportements économiques peuvent les aider à se regrouper, afin de régler certains de leurs problèmes tout en améliorant leur production », estime-t-il en signalant, toutefois, que les pêcheurs doivent être accompagnés dans ce processus, car la tendance actuelle se tend plus vers l'individualisme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com