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« L'Etat doit prévoir des lieux d'accueil et programmer l'accès au logement en priorité »



« L'Etat doit prévoir des lieux d'accueil et programmer l'accès au logement en priorité »
Devant la recrudescence des expulsions et le silence des parties concernées pour trouver une solution à ce problème qui chamboule complètement la situation des familles, le comité national SOS expulsions interpelle les pouvoirs publics pour donner la priorité au relogement à ces cas comme ils le font pour les habitants des bidonvilles et autres logements précaires.« Aucun responsable n'a parlé des expulsés alors qu'ils sont 1500 familles recensées au niveau national dont 700 dans la capitale », a indiqué, hier, à Alger, le président du comité, Hakim Salmi, lors d'une conférence de presse. Dans une nouvelle plateforme de revendications, le comité se demande comment la justice peut-elle ignorer les droits consacrés en décidant de jeter à la rue des personnes âgées alors que la loi à travers le décret exécutif 507 bis du 13 mai 2007, stipule clairement que les personnes âgées de plus de 60 ans bénéficient du droit au maintien sur les lieux. « Comment la justice décide-t-elle d'expulser des familles entières, dans quelques cas, malgré les justificatifs présentés quand il est aisé de se rendre compte qu'il s'agit clairement d'une escroquerie ou d'abus de confiance, de faux et usage de faux ' Comment peut-elle accorder des droits discutables au propriétaire en ignorant ceux du locataire à savoir le droit au logement consacré dans tous les textes officiels algériens », se demande la comité. Pour Hakim Salmi, « l'Etat doit assumer ses responsabilités » en relogeant les expulsés dans des chalets pour stabiliser les familles et « les intégrer dans des programmes d'accès au logement social en priorité ». Comme il exhorte les pouvoirs publics à « créer des cellules d'enquête et de suivi au niveau des tribunaux ». « Depuis la création de notre comité, nous avons vu beaucoup de cas de divorce, de déperdition scolaire, de traumatisme psychologique des enfants et des parents et même de désintégration de la famille car quand on ne possède pas un toit pour s'abriter, les mots famille et citoyen n'ont plus de sens. On ne peut pas être citoyen en étant SDF », souligne Hakim Salmi.


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