A quand un second lycée pour Es-Sénia?
L’association des parents d’élèves du lycée Commandant Farradj vient de tirer la sonnette d’alarme, en déclarant que l’unique lycée de la ville ne tiendra pas longtemps, au rythme où se développe le taux de scolarisation, fruit des efforts menés par l’Etat qui alloueles plus gros budgets sectoriels à l’Education nationale.
L’actuel et unique lycée abrite 31 unités pédagogiques (salles de classe), soit un effectif évalué à un peu plus de 1.100 élèves. La configuration actuelle des niveaux, 8 classes de 1°AS et 12 de 2°AS, laisse supposer qu’il y aura plus d’élèves l’année prochaine, ce qui conduira à une surcharge des classes qui mènera fatalement à une baisse du niveau, une répercussion fatalement prévisible sur les résultats de fin d’année, le bac en particulier.Les parents d’élèves qui avancent l’argument selon lequel l’établissement secondaire a réussi une première en obtenant deux mentions «très bien», ce qui a valu à la ville d’Es Sénia d’être représentée à la réception offerte par le président de la République, l’été passé en l’honneur des lauréats au bac, espèrent que les autorités tiendront leur promesse de bâtir un nouvel établissement. Le président de l’association des parents d’élèves (APE)a même déclaré que promesse lui a été faite par les responsables de l’Académie d’Oran et qu’au niveau de la daïra, l’assurance lui aurait été donnée quant à la disponibilité d’assiette foncière susceptible de recevoir un tel projet. «Certes, entre les espoirs des uns et les promesses des autres, les choses ne sont pas faciles, et on comprend qu’un tel projet nécessite réflexion, étude et surtout des crédits», dira le dynamique président de l’APE. «Nous espérons que nos attentes seront prises en compte et quand le moment sera venu d’avoir un autre établissement, les choses seront bien avancées», ajoutera-t-il. Sur le terrain, la situation n’est pas préoccupante au point où la construction d’un second lycée est impérative, mais force est de constater que le tissu des infrastructures scolaires est insuffisant en matière d’enseignement secondaire. «Plus tôt, les autorités prendront en charge ce problème, et mieux cela vaudra, et plus tôt nous aurons notre lycée», dira le président de l’association qui ajoutera que la densité des habitants à Es Sénia est supérieure à celle de certains quartiers de la ville d’Oran, qui disposent pourtant de plusieurs lycées.
Mohamed Amine Benadda
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com