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L'Est croit aux chances de paix



L'Est croit aux chances de paix
L'optimisme se lève à l'Est où, par la voie du vice-Premier ministre de la République populaire de Donetsk, Andreï Pourguine, les « chances de paix » sont réelles. Malgré la « grande difficulté » dans la matérialisation de l'accord de Minsk, il a soutenu que « les chances sont là » et qu'il « y aura encore plus de chances ». André Pourguine se veut, toutefois, prudent sur le rôle des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). « Dans le mémorandum, nous leur allouons une fonction de contrôle, mais il faut vérifier s'ils sont prêts à assumer de telles fonctions », a lancé le vice-Premier ministre qui a exprimé le souhait de rencontrer les 500 membres de l'OSCE, « censés venir ici ». La mission européenne, dont le nombre est jugé insuffisant, comprend, en effet, actuellement 250 observateurs dont 80 sont basés dans cinq villes de l'Est du pays. Il est prévu de porter ce nombre à 500 dans l'ensemble du pays avant la fin novembre et d'y déployer des drones. Après 5 mois d'un conflit qui a fait 2.900 morts, le temps est à l'apaisement, relevé par le président ukrainien, Petro Porochenko, qui s'est félicité, dimanche dernier, de la « désescalade » et se déclare convaincu que le règlement du conflit ne passe pas uniquement par une solution militaire. En dépit de quelques escarmouches, la trêve est globalement respectée. Du côté russe, le chef de l'administration présidentielle, Sergueï Ivanov, a déclaré, dans une interview au quotidien russe Rossiïsskaïa Gazeta, que « les accords conclus ont permis d'interrompre les actions militaires, même si la paix est encore très fragile ». Le processus de paix, enclenché par le mémorandum en neuf points portant sur le cessez-le-feu et la zone tampon de 30 km le long de la ligne de front, intègre la question compliquée des négociations politiques sur l'avenir des régions séparatistes de l'Est. Le statut des régions de l'Est continue de peser sur la position de Kiev, opposé à « toute indépendance » et à tout « fédéralisme, et la reconnaissance de l'indépendance réclamée ds régions de Lougansk et Donetsk ». « Qu'elles (les autorités de Kiev, ndlr) appellent cela un statut spécial s'ils veulent, mais si les lois ukrainiennes ne s'appliquent pas dans une région, c'est de facto une reconnaissance de notre indépendance, simplement avec d'autres mots », a renchéri le dirigeant de la République de Lougansk, Igor Plotnitskiï.


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