Oran - A la une

"L'épidémie gagne du terrain à Oran"



La situation de l'épidémie de Covid-19 est train de prendre une tournure très alarmante, à Oran, et fait craindre le pire pour les semaines à venir. Ce véritable cri d'alarme a été lancé par le Dr Boukhari, chef du service prévention à la Direction de la santé et de la population d'Oran (DSP) qui, dans une émission de la radio locale El-Bahia, a usé d'un langage sans détour pour évoquer la gravité de la situation."Ma grande crainte au vu de ce qui se passe est que nous allons nous retrouver dans une situation identique à celle de l'Espagne, de l'Italie. La situation est grave", a-t-il dit. Face au non-respect généralisé des mesures de précautions dans la population, il appelle à une véritable prise de conscience en urgence : "Tous ceux qui ne respectent pas les mesures savent-ils qu'ils prennent le risque de contaminer leurs parents, leur épouse peut-être enceinte, leurs enfants qui sont vulnérables.
À l'hôpital pédiatrique de Canastel, il y a 73 enfants testés positifs au Covid-19, âgés d'un mois à 16 ans. Un bébé d'un mois ne traîne pas dans les rues, ce sont ses proches qui l'on contaminé." Et de dire gravement : "C'est un suicide collectif auquel nous assistons." L'intervenant se dira encore choqué par l'absence des mesures de précaution dans les magasins, dans les rues, par la reprise des mariages, l'ouverture des cafés, les regroupements des gens dans les quartiers, y compris la nuit.
Pour le chef de service de la prévention, le citoyen est responsable de la situation, disant que tout le monde est informé ne serait-ce que par internet. Et d'ajouter que seulement hier matin, il a vu au CHUO 45 personnes attendre un test PCR et se faire ausculter. Et à l'EHU, ils étaient 120. Une véritable catastrophe sanitaire à venir, ne cessera de répéter l'intervenant salué par nombre d'auditeurs pour son franc-parler responsable.

D. L.
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