En plus desrésultats pédagogiques encourageants obtenus ces dernières années,l'enseignement à distance demeure pour de nombreux jeunes, exclus pour diversesraisons du système scolaire, une alternative pour nourrir un espoir aussiminime soit-il. Au centre régional de l'Office national de la formation et del'enseignement à distance d'Oran, on apprend de son premier responsable que lenombre d'inscrits a nettement augmenté et, cette année, les prévisions ont étérevues à la hausse et sont passées à 5.400 inscrits. L'autre impact de cetteformule est qu'elle a enregistré de réels acquis au sein de la populationcarcérale, dont le nombre est passé de 100 à 600 en l'espace d'une année. Atitre d'exemple, le taux de réussite chez les candidats détenus au centre derééducation de Sidi Bel-Abbès au baccalauréat 2007 a atteint les 50%.Concernant l'examen de passage de la 3ème année moyenne à la 1ère annéesecondaire, le taux de réussite a été estimé à 32% contre 10 enregistrés il y a2 ans. Concernant les frais d'inscription, notre interlocuteur nous fera savoirqu'ils restent encore en deçà du véritable coût des études et que pour cetteannée ils sont de l'ordre de 2.000 DA pour les nouveaux inscrits et 1.500 DApour les anciens. En plus des cours, l'élève reçoit un lot de manuels conçuspar des spécialistes relevant de l'office avec des contenus tirés du programmeofficiel du ministère de l'Education nationale. A ce sujet, on apprend qu'àl'exception des manuels de 2ème année secondaire qui n'ont pas été réceptionnésà temps en raison de la forte demande, les autres paliers ont été correctementapprovisionnés. Pour les élèves des classes d'examens, les frais sont del'ordre de 3.000 DA, étant donné qu'ils bénéficient de cours de soutienorganisés au sein même du centre entre le début décembre et la fin avril.L'autre aspect qui ressort après tant d'années d'existence, l'enseignement àdistance n'intéresse plus uniquement les filles, mais la tendance s'estconsidérablement équilibrée avec un intérêt particulier des garçons qui sont deplus en plus convaincus que les études et l'obtention d'un diplôme restentl'une des clés pour la réussite. En somme, l'enseignement à distance, appelécommunément par correspondance, a permis à plusieurs jeunes de se replacer,comme c'est le cas de cette jeune fille, contrainte d'abandonner ses études àla fin du primaire pour la simple raison que le CEM le plus proche est à 20 km.Ayant suivi des cours à distance pendant 7 ans, elle a décroché son bac et seretrouve aujourd'hui à l'université où elle prépare une licence en droit.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com