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L'EHU 1er NOVEMBRE D'ORAN L'option étrangère pour la gestion écartée définitivement



«Nous avons géré l'établissement avec une équipe de jeunes diplômés de l'université algérienne, et on a installé le projet d'établissement… et aujourd'hui, on est en mesure de le gérer.
Au départ, cela devait se faire avec des Canadiens, mais au final, nous sommes parvenus à faire en 2 ans ce que les Canadiens devaient faire en 5 ans, en plus, cela a permis l'économie de 5 milliards de dinars». C'est avec ces quelques mots que le DG de l'Etablissement de l'EHU 1er Novembre, M. Mansouri, résumera, lors d'un point de presse donné jeudi dernier, le travail accompli au sein de cet hôpital appelé à réaliser de la médecine de haut niveau au bénéfice de la population. L'occasion de cette invitation de la presse, en présence de l'ensemble des chefs de services des pôles médicaux de l'EHU, a été l'annonce de la réussite de la première greffe hépatique réalisée à Oran il y a un peu plus de 12 jours. L'opération, très longue et très lourde, qui aura duré 15 heures, a été réalisée par une équipe algéro-française, dont le professeur Benmaârouf de l'EHU, avec la participation des professeurs français Azoulay et Alaoua de l'hôpital de Créteil ainsi qu'une équipe de réanimation du CHU Mustapha d'Alger. Les patientes, qui sont deux sœurs, se portent bien et la donneuse devrait sortir sous peu. Pour le professeur Benmaârouf, cette première à Oran est l'aboutissement d'un long travail et d'un rêve, à savoir concrétiser les objectifs de développement des transplantations au sein de l'EHU 1er Novembre. D'ailleurs, pour l'ensemble des intervenants et chefs de service, l'EHU est leur rêve de prodiguer des soins de haut niveau aux malades et d'en faire un pôle d'excellence. Pour ce faire, cet établissement hospitalier, qui aura dû attendre 10 ans pour enfin arriver à concrétiser ces premiers objectifs, a pu se doter en moyens humains, en équipement et en médicament des plus conséquents. Ainsi, le DG de l'établissement expliquera que pour la réalisation des programmes que ce soit pour les transplantations rénales, hépatiques, l'autogreffe, l'allogreffe, la chirurgie vasculaire etc, sans compter les autres spécialités, les pouvoirs publics ont doté l'établissement de pas moins de 5,1 milliards de dinars pour l'année 2011. Trois milliards étant consacrés aux consommables et aux médicaments, alors que la masse salariale des 2500 travailleurs est de 23 millions de dinars. Si pour l'heure, ce sont les pouvoirs publics qui assurent le développement des pôles d'excellence au sein de l'établissement, dans l'avenir une convention spécifique avec la Cnas pour une contractualisation devrait voir le jour, car, pour les gestionnaires, parler de santé c'est aussi parler de coût, et là, l'EHU 1er Novembre avance ses arguments. Ainsi, le coût d'une greffe rénale en France revient à 100 000 euros, à l'EHU, cela ne dépasse pas les 2 millions de dinars, soit 5 fois moins, pour la greffe hépatique, là aussi, le rapport est sans commune mesure : 250 000 à 300 000 euros, et en Algérie, 4 millions de dinars. A noter que dans les semaines à venir, le service d'allogreffe sera opérationnel et permettra le traitement des leucémies aiguës.
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