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l'édito : pourquoi le six féminin ne s'est pas qualifié



l'édito : pourquoi le six féminin ne s'est pas qualifié
Quelle que soit l'issue d'une rencontre sportive internationale officielle, on est dans l'obligation de l'évaluer. Evoquons les dernières confrontations qui ont opposé notre sélection nationale féminine de volley-ball à son homologue de Chinese Taipei pour le compte des barrages qualificatifs à la 20e édition du World Grand Prix 2012 , les 27 et 28 avril dernier, au palais des Sports d'Oran. Pour avoir des repères techniques sur les deux équipes, il y a lieu de rappeler que le 4 janvier 2012, le classement de la Fédération internationale de volley-ball donnait notre équipe nationale dames au 16e rang mondial avec un total de 47,25 points, tandis que Taipei pointait à la 20e place avec 20 points.
C'est dire que la supériorité penchait beaucoup plus du côté algérien. Or, la réalité du terrain nous a démontré que c'est Taipei qui s'est qualifiée en évoluant sur notre propre terrain, avec le double désavantage, celui d'un long voyage et d'un public totalement acquis aux Algériennes. Les points du 1er match gagné par Taipei, 3 sets à 0 (25-19, 26-24, 25-20) et le second réussi sur le même score par notre EN (25-23, 25-23, 25-19), nous noterons qu'au point - avérage, l'équipe visiteuse l'a emporté avec un écart de 3 points seulement. Il est donc impossible avec ce score étriqué de parler de condition physique, comme l'ont déclaré l'entraîneur des Algériennes, le Polonais Georges Strumilo, ainsi que le président de la FAVB, Mustapha Lemouchi.
Pour les spécialistes de la bonne école du volley-ball, Mohamed Haceni et Mohamed Bekhchi, ce n'est qu'une défaillance dans le managérat, ainsi qu'un manque de préparation du mental de nos joueuses. Mohamed Zerdoumi, technicien et enseignant de volley- ball, qui a commenté les matchs à la télévision, a détecté les véritables failles de notre sélection qui, au vu de son niveau, avait perdu ses repères face à une équipe adverse assez mobile dans ses déplacements. Enfin, faut-il débourser des milliers d'euros en salaires et primes pour l'entraîneur polonais et son préparateur physique français pour arriver à un tel résultat ' Les JO de Londres attendent nos sélectionnées et la virée d'Oran nous a donné beaucoup d'enseignements.


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