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L'économie algérienne est solide Rapport de la mission du FMI en Algérie



L'économie algérienne est solide                                    Rapport de la mission du FMI en Algérie
L'économie algérienne est solide, a estimé, hier, dans une conférence de presse à l'hôtel El Djazaïr, Zeine Zeidane, chef d'une mission du FMI, présente en Algérie, du 29 octobre au 11 novembre, dans le cadre des consultations annuelles de cet organisme mondial. « La performance de l'année 2012 devrait rester solide car la croissance pourrait atteindre 2,5% au cours de cette année, portée par le dynamisme du secteur hors hydrocarbures.Cette même croissance devra se situer à 3,4% en 2013, vu le taux de la demande intérieure et la reprise dans le secteur des hydrocarbures », explique-t-il en se réjouissant que les réserves de change soient très confortables pouvant couvrir 3 ans d'importations. Quant à l'excédent du compte courant, soutient-il, il devrait atteindre 8,2% du Pib car la hausse des prix des hydrocarbures, constate-t-il, compense la baisse des volumes exportés. L'Algérie, affirme-t-il, a des potentialités énormes qu'elle peut exploiter aux niveaux interne et africain en améliorant son environnement économique et son climat d'affaires. « Il faut absolument éviter toute restriction administrative au crédit économique, faciliter l'octroi des crédits avec la généralisation du guichet unique et alléger les réglementations pour l'encouragement des investissements étrangers », recommande-t-il. A propos des investissements étrangers, il conseille l'Algérie de suivre l'exemple de certains pays qui n'appliquent la réglementation, à l'image de celle de 51-49%, que dans les secteurs stratégiques. « Il est tout à fait compréhensible que la règle 51-49% soit appliquée dans les secteurs stratégiques. Mais pour les autres domaines, il est essentiel de les alléger et de les ouvrir davantage aux investisseurs étrangers », observe-t-il en soulignant que notre pays a un atout important, à savoir la forte demande interne. « Cette demande confirmée par la volume très important des importations constitue un marché très fort et porteur », indique-t-il.
l'inflation pourrait atteindre 8,4% Sauf que ce marché, déplore-t-il, est secoué par un taux d'inflation qui pourrait atteindre 8,4% à la fin de cette année. Une inflation due surtout, d'après lui, à la hausse des salaires en 2011. « La lutte contre l'inflation devra passer par l'utilisation coordonnée des politiques monétaire et budgétaire et la maîtrise des dépenses courantes envisagées en 2013 mais aussi par un relèvement des taux d'intérêt. L'expert a relevé aussi qu'en matière de « points faibles » de l'économie algérienne, l'expansion budgétaire de ces dernières années qui a accru la vulnérabilité des finances publiques. « Il faut faire en sorte que le budget national dépende moins des prix du pétrole », conseille-t-il. Mais le défi le plus grand auquel l'Algérie est confrontée est la réduction du chômage. « L'accélération de la croissance en Algérie, qui reste inférieure à son potentiel, est nécessaire pour la réduction du chômage. Cela nécessite notamment une préservation de l'investissement public et des réformes structurelles », conclut-il.
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