
Le tournoi de football des nations africaines prend fin aujourd'hui et avec lui prend fin un rendez-vous qui aura tenu ses promesses et surtout livré dans toute sa spontanéité une réalité selon laquelle l'échelle des valeurs, jusque là établie et devenue presqu'immuable notamment dans les trois dernières éditions, est logiquement remise en cause.Est-il encore nécessaire de le rappeler ' Mais le football n'est effectivement pas une science exacte quelque grande serait aujourd'hui sa maîtrise, pour ne pas dire la mainmise de «mains étrangères» autour du jeu. La finale de cette édition de la CAN en est la preuve concrète sinon à 50% avec la présence de la Zambie en finale et l'aurait été en totalité si le Mali était parvenu à passer Gervinho et ses coéquipiers. Le mérite des Maliens est d'autant plus grand qu'il n'en est qu'à sa 8ème participation comparativement à des habitués de la compétition comme l'Egypte (22), son vainqueur de mercredi en l'occurrence la Côte d'ivoire (19) mais ce qu'il faudrait expliquer pour réhabiliter aussi bien la Zambie que la formation d'Alain Giresse c'est que non seulement elles sont parvenues à faire partie du dernier carré du tournoi mais également qu'elles auront passé avec succès la phase des éliminatoires lesquelles- est-il besoin de le rappeler '- sont loin d'être aisées comme en témoigne l'absence des réputés grands ténors du continent et nous n'en citerons que le Cameroun, l'Egypte, l'Algérie et le Nigeria. Quant au reste des sélections nationales que l'on a sans doute pris l'habitude de trop rapidement qualifier de grosses pointures comme le Maroc, la Tunisie, le Sénégal et à un degré moindre l'Afrique du sud, elles n'auront pas fait long feu quoique si les potentialités semblaient exister, l'encadrement était loin de leur correspondre. Les éliminations du Maroc et de la Tunisie ayant été plus tactiques qu'à mettre sur la supériorité technique de leurs adversaires. Et en s'affrontant directement (avec une victoire pour le moins inattendue des Tunisiens) l'une des deux, en l'occurrence le Maroc a nettement confirmé la faiblesse tactique de son coach même si ce dernier s'est plutôt déchargé sur ses éléments. La Côte D'ivoire en finale, c'est d'abord le symbole même d'une équipe solidaire, de footballeurs enfin gagnés par la maturité mais aussi la stabilité et le travail dans la continuité. D'ailleurs, dans le même ordre d'idées, cette notion de stabilité et continuité se retrouve chez la Zambie qui a entrepris de réembaucher son ancien coach, celui-là même qui l'a conduite à la dernière CAN en l'occurrence Hervé Renard pour des résultats qui ne peuvent que se passer de commentaires. Revenons sur la formation orange, Didier Drogba et ses coéquipiers ont, pour une fois, décidé de mettre de côté leur ego pour se consacrer enfin à honorer les couleurs nationales d'autant plus que dans sa majorité la composante ivoirienne est dans une phase crépusculaire. Ce qui, encore une fois, n'est pas le cas pour les Zambiens avec une sélection en perpétuelle reconstruction depuis le tragique accident aérien qui a décimé la plus forte sélection nationale et les plus grands talents de l'histoire du football zambien. Et comme le ph'nix renaît de ses cendres, la Zambie l'a également été, tout comme en de pareilles circonstances et autre temps, Manchester United. Les pays coorganisateurs n'auront pas démérité. En effet, Gabon et Guinée-Equatoriale auront montré de très bonne dispositions notamment les Gabonais aussi puissants physiquement que forts techniquement même si, contrairement au reste des autres formations du groupe, ils auront bénéficié de l'appui de leur public et surtout de l'omniprésence des représentants de l'Etat et du gouvernement. Ali Bongo n'hésitant pas, très souvent, à se rendre dans les vestiaires pour fêter la victoire des siens en esquissant un pas de danse traditionnelle. Une communion qui a servi quoique derrière, le tiroir caisse également va fonctionner à tout berzingue. Serait-il pour autant honnête de rendre tous les hommages qu'elles méritent à des sélections nationales comme celles de la Lybie dont il est difficile d'oublier le drame vécu tout au long de l'année écoulée au même titre d'ailleurs que les Tunisiens ' Les résultats qu'ils auront réalisés relèvent tout bonnement de la performance et méritent la plus grande considération en ce sens que rarement des footballeurs, des staffs directionnels ne se seront autant transcendés après tous les évènements vécus et les inquiétudes endurées. Soudan et Botswana n'ont pas démérité et leur seule présence au tournoi final est la preuve éclatante de la bonne santé de leur football. Quoi qu'il en soit la CAN 2012 aura été parmi les plus belles de l'épreuve, compte tenu de son cachet inédit, comme il y a lieu, par ailleurs, de signaler la très grande qualité d'arbitrage et surtout la probité des referees. Aujourd'hui, quel que sera le vainqueur de la rencontre Côte-D'ivoire-Zambie, le trophée sera soulevé par celui qui l'aura mérité depuis les rencontres des phases éliminatoires. Quant au vaincu, sa grande victoire aura été d'être arrivé à une finale dans laquelle d'aucuns n'auraient imaginé le voir y parvenir. Morale de l'histoire : Des sélections comme l'Egypte, l'Algérie et le Maroc auront bien besoin de se remettre en question et au vu du spectacle offert au cours de ce dernier rendez-vous, il est peu évident qu'ils se qualifient au prochain les doigts dans le nez.
A.L.
Phase finale de la CAN 2013
Hayatou exclut l'augmentation du nombre d'équipes
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a estimé 'impossible pour le moment' l'augmentation du nombre des équipes à la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN). 'Si nous passons de seize à vingt-quatre, je suis sûr que la Coupe d'Afrique des nations tournera seulement dans deux ou trois pays. Donc, actuellement, nous n'avons pas un projet pour augmenter le nombre de finalistes à la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations', a dit Hayatou à la presse, vendredi soir, à Libreville au Gabon. A l'instar de la Coupe du monde de football, l'organisation d'une Coupe d'Afrique des nations de football «exige de gros investissements financiers qui ne sont pas toujours faciles à mobiliser par la majorité des pays du continent», a expliqué Issa Hayatou en marge de la 28ème CAN Co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. «L'Afrique, à l'exception de trois, quatre ou cinq pays, nous ne pouvons pas aller au-delà de seize pour le moment. Ce n'est pas parce que l'Europe va passer à vingt-quatre que nous devons forcément passer à vingt-quatre. Il faut être réaliste», a-t-il insisté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Lemili
Source : www.latribune-online.com