Les frondeurs ne se sont pas rendus au rendez-vous
Le rassemblement n'a pas été tenu faute de présence et en raison de la démobilisation.
L'heure est à la solidarité. Tel est le mot d'ordre principal lancé, dès le début de la fin de journée de samedi, par des médecins résidents d'Oran affiliés au Collectif autonome des médecins résidents, Camra.
Remis à peine de leur Etat après que leur marche qui avait été empêchée par la police devant avoir lieu au milieu de la semaine passée, les protestataires ont compté renouer avec des actions de rue tout en se lançant dans le défi en inscrivant leur mouvement à la fois dans la durée et la dénonciations en tentant d'observer hier un piquet de grève dans l'enceinte même du Chu Benzerdjeb, ex-Plateau Michel. Rien de concret ou encore des paroles en l'air. Un tel rassemblement n'a pas été tenu faute de présence et en raison de la démobilisation. La place principale de l'hôpital était noire de monde, dont des patients et leurs parents prenant chacun, la destination du service devant leur prodiguer les soins. Des blouses blanches, médecins et infirmiers, couraient dans tous les sens en ralliant, tôt le matin, leurs postes de travail dans une atmosphère maquillée par un silence total. Pourtant, l'action d'hier est, selon ses organisateurs, une marque de solidarité à afficher infailliblement à l'égard de la médecine interne et la maternité, dont le personnel gréviste a, selon les protestataires, «subi d'énormes pressions pour reprendre les gardes et le travail». Les frondeurs ne se sont pas rendus au rendez-vous. Autrement dit, l'hôpital d'Oran ainsi que l'ensemble des services n'ont pas été paralysés.
D'autant que la direction de la santé ainsi que les directions des établissements hospitaliers ont anticipé les événements en prenant la situation en main, en réaménageant les plans régissant la gestion des moyens humains aux fins d'éviter toute défaillance, aussi petite soit-elle.
Les rangs des non-grévistes, ralliant de jour en jour leurs bureaux, continuent donc à grossir, d'où sans aucun doute les stigmatisations de certains médecins grévistes se radicalisant dans leurs positions quitte à tirer à boulets rouges contre tout cadre ou tout médecin appelant à la raison.
Dans leur dernière trouvaille, ces protestataires estiment que leurs camarades font l'objet de pression et d'intimidations. «Faux et faux, nous n'exerçons aucune pression. Nous nous sommes impliqués ni de loin ni de près dans cette crise laissant les grévistes à leur gré sans les bousculer ne serait-ce que par une petite déclaration à la presse», dira un cadre de la direction des ressources humaines d'un hôpital ayant requis l'anonymat. Les connaisseurs des rouages sont unanimes dans leur analyse en décortiquant la situation à laquelle a abouti un tel mouvement. Ils diront en vrac que «ledit mouvement arrive à la date de péremption, d'où des accusations portées, à tort, contre toute institution sanitaire locale et hiérarchique en l'inculpant d'être instigatrice de tel ou de tel fait dont les résultats ne font sûrement pas le contentement ni le bonheur des protestataires. «C'est comme l'histoire du naufragé s'accrochant au premier objet se trouvant sur le chemin en se faisant charrier par les eaux», a expliqué un non-gréviste. Cela résume-t-il que la situation échappe au contrôle des grévistes' «À la faveur des nouvelles donnes, rien n'indique la thèse contraire», a-t-on expliqué, sinon, ajoute-t-on, «pourquoi adresser une lettre ouverte au président de la République si ce n'est là une dernière carte jouée par les grévistes, un atout'
Cette guerre sortie de la sourdine, est basée essentiellement sur des attaques et contre-attaques des deux parties se maintenant sur des positions intransigeantes. Aucun compromis n'a été trouvé jusque-là malgré la volonté des deux parties quant à asseoir la raison et en finir avec un tel état de fait dans lequel la seule victime n'est autre que le...patient.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com