Oran - Revue de Presse

L'eau sera rationnée cet été



Les nouveaux apports des averses qui se sontabattues sur l'Ouest du pays, depuis le mois de mars dernier, restent insuffisants.En conséquence,aucune révision du programme d'alimentation en eau potable de la ville d'Oranet ses agglomérations n'est envisagée par l'Algérienne des Eaux (ADE) quiprévoit de maintenir la fréquence actuelle durant la saison estivale. «Pourl'instant, la situation est excellente grâce, bien sûr, aux dernièresprécipitations qui se sont abattues sur la région. Nous avons augmenté lesprélèvements à partir du barrage de Gargar et du Chélif à hauteur de 65.000mètres cubes par jour et on profite aussi du transfert des crues de oued Chélifpour alimenter la ville et les localités qui se trouvent sur le couloir deSig», affirme le directeur de l'unité d'Oran de l'Algérienne des Eaux (ADE). L'alimentation en eau potable à partir desstations de dessalement de l'eau de mer, qui a été perturbée dernièrement par despannes techniques de la station de Kahrama et de Bousfer, a été égalementrétablie et on était, au cours de la semaine passée, à presque 80.000 mètrescubes par jour. «On tourne, au minimum, autour de 72.000 mètres cubes par jourpour la seule station de Kahrama», précise notre source. Aussi, le volumequotidien en eau potable consacré à Oran s'est nettement amélioré, à partir dela semaine dernière, pour atteindre 150.000 mètres cubes par jour. Un volumeassez conséquent, mais qui reste loin de satisfaire les besoins d'Oran estimésà 350.000 m3/jour et qui devront être revus à la hausse avec l'approche desgrandes chaleurs. Oran, qui enregistre chaque année durant la saison estivaleune grande affluence de vacanciers, a besoin, en effet, de pas moins de 210.000m3/jour. L'ADE prévoit ainsi de solliciter le comitéd'affectation du ministère des ressources hydriques pour la mobilisation d'unquota supplémentaire entre 50.000 et 60.000 m3/jour pour les mois de juin,juillet et août qui connaissent une hausse du thermomètre. Mais, en réalité,les responsables du secteur de l'eau à Oran ont peu de choix, puisqu'ils nedevront plus compter sur de nouveaux prélèvements des barrages de la région,dont les réserves sont toujours à un niveau critique. L'exemple du barrage deGargar est le plus éloquent. Avec une capacité d'emmagasinement de 450 millionsde mètres cubes, le barrage ne contient aujourd'hui que 35 millions de m3 etcela après les dernières précipitations car il n'y avait au début du mois demars dernier que moins de 23 millions de m3. Les prélèvements à partir de ce barrageresteront surveillés pour éviter de le mettre à sec. La situation des autresbarrages de la région n'est pas meilleure, puisque, selon des chiffrescommuniqués par l'Agence nationale des ressources hydriques (ANRH), le déficitest de 35%. Cependant, selon des spécialistes du secteur, la situation est plusgrave encore et le volume d'eau emmagasinée dans nos barrages est autour de 5%.«On est au-dessous du niveau mort et on continue de pomper ce qui constitue unegrande menace sur ces barrages», s'inquiètent ces spécialistes. Du côté de lacellule de communication de la direction régionale de l'ADE, on confirme que leprogramme de rationnement sera maintenu durant l'été pour éviter d'épuiser lesréserves des barrages.
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