À l'occasion du nouvel an amazigh 2970, l'association culturelle Numidya a décidé de rendre hommage à Djamel Benaouf, écrivain et poète en langue amazighe qui a déjà publié aux éditions L'Harmattan, au milieu des années 2000, un roman intitulé Timlilit n tyermiwin (La ville-rencontre) et un recueil de poésie, Tujjma Tuzzma isefra (Nostalgie et remontrances).Homme de théâtre, Djamel Benaouf a également édité des pièces abordant des thématiques à caractère social, comme Aneggaru a d-yerr tawwurt (Le dernier fermera la porte) et Ccix-lkanun akk d bu yefden. "C'est un homme qui contribue à la promotion de la langue amazighe et qui mérite notre reconnaissance", a déclaré le président de Numidya, Saïd Zamouche.
L'hommage sera rendu dimanche 12 janvier au Théâtre régional Abdelkader-Alloula lors de la soirée de clôture qu'animeront la chanteuse Souad Haniz aux côtés des incontournables idhebbalen, le groupe Essaf de Beni S'nous et la troupe Urar n lkhalat d'Akbou.
Les festivités du nouvel an amazigh qui s'étalent du 8 au 12 janvier se dérouleront alternativement au théâtre, à la médiathèque de la bibliothèque communale (cathédrale), à l'auberge des jeunes de Belgaïd et dans les universités. Au menu, diverses activités culturelles et artistiques dont une exposition à la médiathèque, des ateliers sur l'enseignement de tamazight, le dictionnaire en ligne ou encore le conte kabyle, une visite guidée vers Santa Cruz (en collaboration avec Bel-Horizon), un circuit de la ville d'Oran? Des conférences-débats sont également prévues telles que "L'histoire des ksour d'Iserman de Nâama", qu'animera le chercheur Mustapha Bouzid, "Les poèmes de cheikh Yahia Archid Awasif" du journaliste Amar Aït Saadi, "Le parler kabyle des Ath Abbès en contexte migratoire" du Dr Karim Ouaras, ou encore "Yennayer comme projet de l'unité maghrébine" de Rabah Lounici de l'université d'Oran.
En raison du contexte sociopolitique tendu, le carnaval de Yennayer (masques d'Ayred) se déroulera à huis clos, à la médiathèque, à l'inverse de l'année dernière qui avait vu les grandes artères du centre-ville s'égayer au passage des costumes d'Ayred de l'association de Béni S'nous. Il reste que l'association Numidya regrette le manque d'implication des autorités de la wilaya d'Oran, contrairement aux festivités de janvier 2019 "dans lesquelles les responsables s'étaient pleinement engagés", a noté Saïd Zamouche.
S. Ould Ali
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Ould Ali
Source : www.liberte-algerie.com