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L'association El-Rifk tire la sonnette d'alarmeCes moutons qu'on maltraite



L'association El-Rifk tire la sonnette d'alarmeCes moutons qu'on maltraite
Cruauté - Inconnu jusqu'à un passé récent, le combat des moutons est devenu ces dernières années une pratique courante.Peut-être existait-elle dans certaines régions du pays, mais l'ampleur prise ces derniers temps notamment dans nos grandes villes est plus qu'inquiétante. Les moutons s'affrontent dans des combats organisés par des jeunes dans les quartiers populaires. Durant les deux semaines qui précèdent l'événement religieux, mais n'ont rien de sacré, le spectacle est assuré pour les enfants nombreux à venir assister à ces joutes.
Les adultes, quant à eux, attendent le résultat de ce duel avec impatience se réjouissant des gains qu'ils ont réalisés ou déplorant leur mauvais choix.
C'est un véritable pari où de grosses sommes d'argent sont en jeu. Celles-ci pourraient se chiffrer en dizaines de milliers de dinars au grand bonheur de certains propriétaires qui s'emparent de l'événement dans l'espoir d'empocher le gros lot. Ces derniers n'hésitent pas à exposer leur mouton à des risques de blessures, voire de traumatismes dans des combats violents qui se terminent souvent dans le sang et même par la mort d'un des animaux en compétition.
Une cupidité qui s'est aussitôt transformée en tradition à l'approche de cette fête religieuse qui tend à perdre de son sens au vu de ces duels non réglementés et très peu dénoncés. L'association algérienne pour la protection des animaux (El Rifk) parle d'une atteinte flagrante à l'animal en tant qu'être vivant. Ces combats «stupides viennent s'ajouter à plusieurs autre dépassements», dit Mme Houria Cabbabe, présidente de l'association.
Elle dénonce entre autres le transport des moutons qui font généralement de longs trajets entassés dans des camions non appropriés, et ce, quelles que soient les conditions climatiques. Le périple de ces bêtes ne s'arrête pas là.
Une fois vendu, il est très mal manipulé par son nouveau propriétaire qui, pour lui faire monter plusieurs étages use et abuse de ces cornes pour passé au minimum une semaine à dix jours dans la salle de bains ou au balcon.
Et les histoires liées à ces mauvaises conditions de transport et d'hébergement ne manquent pas. Certains parlent de moutons qui sont tombés des balcons, d'autres qui ont été électrocutés dans la salle de bains ou qui se sont cassé une patte en tentant de sauter de la terrasse.
Le jour ''j'', le sacrifice ne se fait pas souvent dans le respect des règles permettant de protèger l'animal. Il est parfois confié à des sacrificateurs peu habiles. Et si ce n'est pas le sacrificateur c'est l'outil utilisé qui s'avère, au moment du sacrifice, peu tranchant. «Il faut savoir que des accidents de ce genre nous ont été signalés par des citoyens témoins de ce geste maladroit de la part du sacrificateurs.
La bête s'est levé juste après avoir été égorgée», raconte Mme Cabbabe qui ajoute que son association a pour but de sensibiliser le citoyen, l'informer et l'éduquer au respect de l'animal et de l'environnement.
Il s'agit aussi de prendre en charge morale et matérielle les animaux et lutter contre la cruauté sous toutes ses formes avec la prévention de toute sorte de maltraitance.
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