Oran - A la une

L'artiste entre dans "Dikrayat Wahran"



L'artiste entre dans
Blaoui El-Houari a tiré sa révérence pour se reposer du sommeil du juste au Panthéon de l'art, où son titre de sultan d'el-asri et du bédoui el-ouahrani se doit d'être gravé dans la charte du temple de l'art.Le djebel Aïdour ne répercutera plus l'écho du lion du mont Murdjadjo et les cafés de M'dina J'idia dont qahwet Bendouma ne diffuseront plus Bya Dak El Mour que le barde d'El-Bahia a hérité de cheikh Bensmir du cercle des poètes disparus. "Fauché" ainsi à la faux de l'implacable dame en noir, Blaoui El-Houari a tiré sa révérence pour se reposer du sommeil du juste au Panthéon de l'art, où son titre de sultan d'elasri et du bédoui el-ouahrani se doit d'être gravé dans la charte du temple de l'art.L'enfant de Sidi B'lel a enjambé ainsi le pont des arts, où gisent du sommeil du juste l'opposant rebelle Benaceur Baghdadi dit Ahmed Saber (1937-1969) et le descendant de "S'hab el baroud" Ahmed Driche Tidjani alias Ahmed Wahby (1921-1993) qui lui ont déjà organisé une haie d'honneur. Certes qu'il n'est plus de ce monde le partenaire de Maurice El Médioni ! Mais le père d'El-Marsem est mort riche d'un répertoire qu'il a légué à la postérité ! En témoigne l'émission "Ma yatloubou el moustamioûne" (les dédicaces de nos auditeurs) de la Chaîne 1 en langue arabe, qui s'en est faite la gardienne de la mémoire. Tout chef d'orchestre qu'il était en 1949 à l'Opéra d'Oran, le guitariste a salué son public d'une ultime déférence, sans qu'il ait eu le temps de concrétiser son rêve qui lui tenait à c?ur depuis l'an 1963, à savoir instituer sa chorale philharmonique. Fini ' Pas autant que ça "ya ben âami" ! Puisqu'il nous laisse cet air si popularisé d'Ismâa ya h'bibi (écoute mon ami) avec lequel on s'apostrophait autrefois lorsqu'on flânait sur l'ancienne rue d'Arzew à Oran. C'était du temps où il était loisible de rencontrer tout ce qu'Oran comptait de people, à l'exemple de l'humoriste Ali El-Kahlaoui autour d'un café et l'étoile de l'équipe phare d'El-Hamri de l'époque bénie des années 1960-1970, le talentueux regretté Benfréha Abdelkader dit Fréha (1942-2012) dans son Fouquet's rue Larbi-Ben-M'hdi. Dur, dur cet énième coup de Jarnac de la Faucheuse qui frustre ainsi La Radieuse de son sourire qui éclaire l'inégalable Front de mer d'Oran. Adieu l'artiste ! Tu as donné tout l'art de ton métier, notamment à la salle Ibn-Khaldoun d'Alger, où le public se rappela longtemps ton tour de chant en ouverture d'Abdelouahab Doukali et du défunt El Hachemi Guerrouabi en l'an béni 1972. Repose en paix l'artiste ! Tes fans ne t'oublieront jamais !Louhal Nourreddine
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)