Oran - Revue de Presse

L’artiste Chayae Khaled à La voix de l’Oranie



«La bureaucratie gêne notre désir de progresser» Partagé entre la passion du théâtre, l’animation des marionnettes et le chant, Chayae Khaled se veut être un artiste complet. Rencontré au Palais de la culture d’Oran, il a bien voulu répondre à nos questions. - Comment êtes-vous venu au monde du théâtre? - Le théâtre est une de mes vocations artistiques premières. J’ai toujours été intéressé par l’activité culturelle. Mais c’est dans le théâtre que je me réalise le plus en qualité d’artiste. Et, j’ai découvert mes dispositions lorsque j’ai rejoint la troupe «Enassi» qui m’a permis d’écrire ma première pièce intitulée «El ‘Achabe» dont le sujet traite de la magie noire. En plus de quelques sketches... - Comment concevez-vous un travail de création ? Est-ce un travail de groupe ou individuel? -Aucune pièce ne peut être montée sans la participation de tous les membres du groupe. L’échange d’idées pour créer le décor, concevoir les costumes, choisir la musique sont l’âme du théâtre. A titre d’exemple, nous avons co-écrit la pièce «El Moughamara wa assabr» (L’aventure et la patience) avec mon ami Arahmane Ibrahim et dont le sujet traite de la tromperie conjugale et son impact sur les enfants. C’est le fruit d’une symbiose et d’une complicité... - L’avez-vous présentée? - Nous l’avons présentée à l’université. - Pourquoi ne l’avoir pas présentée au théâtre ? - Il n’est pas facile de pouvoir monter sur les planches du théâtre. On y va donc à petits pas, mais sûrement. - Et en tant que marionnettiste? -C’est un autre espace artistique sur lequel je voulais exprimer certaines idées de même que le théâtre. - Vous êtes un jeune artiste, comédien, comment voyez-vous l’artiste à Oran et en Algérie? -L’artiste est cerné dans notre pays dont la bureaucratie dans l’utilisation des salles, ce qui pousse certains à quitter la scène. Il faut que les artistes s’organisent dans un cadre. Il faut savoir que le sujet du syndicat des artistes n’est qu’un rêve qui, j’espère, deviendra réalité. C’est un moyen pour protéger les jeunes artistes qui, eux, pourront avec de la bonne volonté donner une autre image à Oran. On a besoin d’avoir le meilleur, de donner le meilleur aussi. - Comment qualifiez-vous l’événement d’’Alger, capitale de la culture arabe’ ? C’est une occasion de fructifier l’échange culturel entre les pays arabes, et cela permet de donner aux productions artistiques et cinématographiques une certaine relance. Propos recueillis par Boukhellat Nadia
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