La première toile que l'artiste-peintre Ahmed Mimoun a rivée sur le mur de son nid de vie est née de ses pinceaux qu'il a trempé dans la palette de l'autodidactie, nous a confié l'auteur de Kader. "Si tu veux des toiles, tu n'as qu'à les peindre", lui a dit ou plutôt intimé son épouse. Et depuis, "Euréka !" l'artiste s'est lié corps et pincelier à son chevalet où il a crayonné au poinçon de la débrouille, le trait au bout duquel il y a sa voie stylistique.Donc, c'est à l'épreuve de l'eau et de la gouache qu'a été levé le voile sur l'art sommeilleux qu'il y a en lui. "Et comme dans les rêves de l'artiste que la gloire n'a jamais couronné" (Anne-Marie David), l'apprenti artiste osa l'insolite exposition "Lupan'Art" en duo avec son homologue Seddik Benkritly dans un garage de banlieue qu'ils ont brillanté à l'enseigne de l'ébauche artistique au début du mois de mai de l'an 2017. Et, de là, l'option "solo" que s'est choisi l'artiste-peintre Ahmed Mimoun lui a ouvert bab-eddar (porte) de Dar Abeltif, où son "portrait" s'étoile dans le rayonnement de ce joyau architectural du XVIIIe siècle de l'ère ottomane. Une aubaine pour l'artiste Ahmed Mimoun qui exhale ainsi les biout (pièces) de l'ouast-eddar de l'odorante fine "fleur de lune".
Au demeurant, cet artiste fleurit ainsi l'itinéraire de ses aînés qui l'ont précédés à ce qui semble la villa Médicis de Rome ou la Casa Vélasquez à Madrid. D'obédience libre, Ahmed Mimoun s'est délassé de tout fil de "distorsion" (technique mixte) qui pourrait l'amarrer à un style particulier, a-t-on appris de l'auteur du recueil «Les allumés» (éd, AK 2014). Donc, ni maître ni influence et cela s'en ressent d'une toile à l'autre. Quant aux sujets, on eut dit qu'il les puise à l'épuisette qu'il trempe dans le bassin du riyad du djenane Abdeltif où s'irrigue le récurrent bouquet de thématiques qui tourbillonne autour de la "spirale" des choses de la vie.
Réglée telle l'horloge de la "Fauche heur" de la "toile du temps" en vertu du "look" de l'exposition, l'exhibition du "glam" se nuance au fun ou de l'envie de s'essorer l'âme du blues. Si tant que le visiteur est tenté de fredonner l'air de Smile Away Your Blues de Tom Jones. Et dans ce temple de rayonnement de l'art, il est loisible au juilletiste d'admirer "Algier's by night" du stah (terrasse) de la villa Abdeltif sur laquelle veille le "soldat rose" d'Ahmed Mimoun à l'aide de l'Aarc (Agence algérienne pour le rayonnement culturel).
Louhal Nourreddine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Louhal Nourreddine
Source : www.liberte-algerie.com