L'Association algérienne de protection et d'orientation du consommateur et de son environnement (APOCE) a appelé les autorités compétentes à renforcer la surveillance et le contrôle des entreprises de livraison notamment celles qui exercent en ligne.
Cette demande ou plutôt cette alerte fait suite à des préoccupations et des requêtes exprimées par des opérateurs économiques du e-commerce et par des consommateurs qui se sont fait avoir par des entreprises de livraison, dont certaines ont seulement le registre de commerce. Sans avoir, comme le stipule la réglementation, une autorisation de la part de l'Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE). Pourtant la loi est claire, nous dira Mustapha Zebdi, président de l'APOCE dans une déclaration faite au «Le Quotidien d'Oran», précisant que les entreprises de livraison, dans le cadre de leurs activités, sont soumises à une obligation de déclaration auprès de l'ARPCE. Et d'affirmer que certains «magouillent» avec des vendeurs sur les réseaux sociaux qui n'ont même pas de registre de commerce. M.Zebdi a affirmé dans ce sens que son association a déjà fait part de ce genre de préoccupations auprès du ministère du Commerce intérieur, notamment sur le fait que certaines entreprises de livraison ont affaire, à travers de la publicité sur les réseaux sociaux, à des vendeurs qui n'ont ni la qualité de commerçant ni de e-commerçant. Autrement dit, des vendeurs en ligne qui ne sont pas inscrits au registre du commerce.
Il faut rappeler que la loi relative au commerce électronique exige des commerçants ou e-fournisseurs de s'inscrire soit au Registre du Commerce, soit au Registre de l'Artisanat et des Métiers.
M.Zebdi a affirmé que les principales requêtes des consommateurs concernent le fait qu'ils reçoivent des produits défectueux suite à un achat en ligne. En soulignant que le consommateur qui passe une commande sur les réseaux sociaux et qui fait appel à une entreprise de livraison, a le droit d'exiger que l'opérateur ouvre le colis, mais dans la pratique certains opérateurs refusent de l'ouvrir. L'APOCE a déjà souligné, à travers ses campagnes de sensibilisation, que cette démarche est légale et constitue un des droits fondamentaux des consommateurs. Une démarche qui peut prémunir le consommateur contre les risques d'escroquerie, de fraude et de tromperie, liées à une non-conformité du produit par rapport à ce qui est présenté à travers les images et les vidéos du e-commerce.
Et pour éviter des litiges du genre et les scénarios déjà vécus d'arnaque et d'escroquerie numérique relative au e-commerce, M.Zebdi a appelé à une surveillance et un contrôle rigoureux des entreprises de livraison en ligne. Et ce, pour garantir la sécurité des colis, la transparence des opérations et la satisfaction du consommateur. Cela implique, dit-il, de s'assurer également du respect des réglementations en vigueur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : le marché de change formel : une nécessité
Source : www.lequotidien-oran.com