Durant l'année 2007, notamment au cours de ces dernières semaines, certains dirigeants gouvernementaux et de partis politiques, dits « dominants », n'ont raté aucune occasion de se chiffonner, publiquement, pour des estimations, anticipations des événements et intentions hésitantes de subordination. Pourtant, ils sont associés dans le même establishment depuis des années mais que, depuis celle écoulée, caractérisée par des élections aux résultats surprenants ainsi que par d'autres événements malheureux souvenons-nous en, chacun de ces ligués semble essayer de se libérer de cet attelage semblant usé, comme l'a divulgué crûment l'un des coéquipiers et en codifications par les autres. Apparemment, il ne s'agit que de surenchères politiciennes par les uns afin de mieux se revaloriser, se repositionner ; et de sondages lancés, en cryptogrammes, par les autres cercles anxieux sur leur avenir. Cependant, ces effets d'annonce font de la peine à l'opinion publique, qui se retrouve ainsi lassée par ces rengaines, parce que ses soucis quotidiens sont d'une autre nature. En revanche, les faisceaux médiatiques nationaux soucieux de l'éclairer, pour ses intérêts et dans le bon sens, ne lésinent pas, malgré les difficultés de tout ordre, de parfaire et d'aiguiser les méthodes informatives, notamment indépendantes qui tentent, tant bien que mal, d'insuffler à la société telle qu'elle se présente dans ses différentes tendances, des éléments d'appréciations proches du vécu quotidien de la majorité de la population. A l'image du pouvoir d'achat qui, effectivement, s'effrite dangereusement dans tous les domaines sensibles, malgré l'augmentation des revenus salariaux de 2007. Une mesure, du reste, controversée car, de nature populiste aux dépens du rationalisme économique, argumentent certains observateurs. En d'autres termes, deux approches s'entrechoquent : l'une veut appesantir les petites poches par « trop » d'argent troué car, populiste, par contre, l'autre voudrait serrer la ceinture du même pantalon pour éviter toute fausse ventripotente. Qui a raison ? De notre humble point de vue, tant que l'état d'esprit rentier prédomine, sévissant et bloquant relativement, toutes réflexions sagaces à haute portée de vue, les deux restent aléatoires. Avec des effets différents bien évidemment. Ainsi, l'année 2007 a été caractérisée par une ambiance tellement paradoxale, endolorie, que l'on ressent une certaine atonie alourdie en surcroît par des déclarations saugrenues, émises pêle-mêle, au sujet des concepts lourds de sens, comme le patriotisme, l'intellectualisme, le populisme, le tribalisme et autres histoires chevalines des années coloniales. Ces terminologies ont été interprétées à tort et à travers. Par daltonisme complexifiant et complexant. Parmi ces « mots dodus » codés à qui de droit, nous retenons ceux ciblant les intellectuels. A notre humble connaissance, ces derniers ne se particularisent pas par leurs coloris - y compris partisans - ou classés à partir des différents salons qu'ils fréquentent ou des couloirs qu'ils empruntent. Logiquement, un intellectuel reste un cérébral qu'il soit salonnard ou éleveur de « broutards ». Par contre, il existe des intellectuels qui sont auto convaincus, d'avance, et ont la hantise des critiques d'où qu'elles viennent, même de leur rang. Et qui ont appris une bizarre manie de se communiquer en... codes. L'antithèse de la Démocratie. Donc, il ne s'agirait que de duels partisans, sans aucune éthique en la matière, chargés d'ambitions politicardes déchaînées allant crescendo d'ici à 2009. A moins d'équilibres « alléchants » renouvelés au cours de cette année. Ainsi se positionnent les aplombs politiques factices, habitués à être câlinés constamment. Du pavlovien en puissance. Non partisan politiquement depuis 1962 - Dieu merci, pour ma bonne conscience et liberté totale de pensée - on sait, cependant, distinguer les attirails politiques et reconnaître le courage de ceux qui assument pleinement - signent et persistent affirment-ils - leurs responsabilités gouvernementales et actes de gouvernances mais qui, hélas, s'y enferrent allègrement même s'ils sont devant une impasse. Ces gens sont ainsi moulés, typés. En vrac. Du « taghennanet takhasserat ». Un non sens. Par contre, ceux reniant leurs propres certitudes, actes et paroles données lorsque ils étaient au gouvernail, ne peuvent être que sournois et extrêmement nocifs. Aussi, ces méprises - des deux tendances ci-dessus décrites - et autres entourloupes entêtées exaspèrent les citoyens, notamment les avertis parmi eux, car elles tentent d'escamoter les véritables enjeux socio-économiques du pays, ou bien de les exploiter par opportunisme. En vain !! Entre-temps, les immenses intérêts clientèles rentiers insatiables, s'interagissant avec ceux mentionnés ci-dessus, s'enracinent beaucoup plus, aux dépens de ceux des fragilisés présents dans toutes les strates sociales. Un autre duel, d'une autre nature. En outre, d'autres cercles rentiers - « intellectuels » de service désigne-t-on - se positionnent, sans états d'âme, selon les desiderata des maîtres du moment jusqu'aux prochains, pour d'autres pirouettes « de raison » justifie-t-on. Et ainsi de suite. D'où les allégeances enjolivées par les statistiques agricoles - entre autres chiffres liés au domaine économique - en vrac pour celui qui veut les ingurgiter pêle-mêle, les digérer, aligner et surtout de les assumer contre vents et marées, car il y va de sa crédibilité lui aussi. Un cycle pernicieux, lourd en terme d'impacts sur les états d'esprit. A tous les niveaux.
EN QUINTAUX DE CEREALESÂ Â Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com