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L'ambition de réduire les transferts à l'étranger



L'ambition de réduire les transferts à l'étranger
Avec la contractualisation avec la CNAS et le ministère de la Santé, l'EHU d'Oran amortira ses dépenses et trouve ainsi une source financière sûre.Le professeur Mansouri, DG de l'EHU 1er-Novembre d'Oran, ne cache plus l'ambition de son établissement hospitalier, de mettre fin aux transferts de malades pour des opérations chirurgicales lourdes et coûteuses. "Une allogreffe coûte 400 000 euros, alors qu'on peut la réaliser à 900 millions de centimes (75 000 euros) dans notre établissement public", souligne ce dernier à l'occasion de la présentation du bilan 2016. On y retrouve effectivement le nombre de 10 interventions de greffe rénale, 44 d'autogreffes et 18 allogreffes sans oublier les 2 greffes hépatiques prévues pour cette année.Cependant, avec la contractualisation avec la CNAS et le ministère de la Santé, l'EHU d'Oran amortira ses dépenses et trouve ainsi une source financière sûre. "Le budget de cette année est de 700 milliards de centimes pour le soutien des médicaments et 220 milliards pour la masse salariale (3400 salariés)", affirme le conférencier avant de préciser : "Il n'y a pas d'austérité mais de l'économie. Notre budget alloué a connu une hausse de 60 milliards de centimes où nous avons programmé l'achat de nouveaux matériels pour 100 milliards. Nous luttons contre le gaspillage. Un infirmier ou autre qui essuie ses chaussures avec des compresses, un autre qui n'éteint pas la lumière avant de quitter son lieu de travail...Nous payons une facture d'électricité de 6 milliards de centimes". Quant à l'image véhiculée de l'hôpital, le DG et ses professeurs collaborateurs ont refusé les amalgames, et semblent déçus des idées reçues vu les gros efforts fournis : "Certes, il y a des insuffisances, un mauvais accueil, des malades orientés vers le privé pour un scanner ou des analyses...C'est interdit ! Celui qui sera pris dans le sac sera sanctionné administrativement et pénalement. Quant aux dégradations volontaires de matériels, des prélèvements sur salaire sont opérés. Que chacun assume", martèle M. Mansouri et d'ajouter : "Nous recevons des évacués de tout l'ouest du pays, et nous prenons en charge des malades de tout le pays. C'est une surcharge terrible".Lors de son intervention, le professeur Boubekeur a préconisé "l'ouverture d'une faculté de médecine à Adrar qui permettrait d'améliorer la prise en charge des malades dans l'extrême sud du pays". NOUREDDINE BENABBOU
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