
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé, hier, que l'Algérie s'employait depuis plusieurs années à asseoir les bases pour la réalisation de l'égalité entre la femme et l'homme. «Nous nous employons depuis des années à asseoir les bases pour la réalisation de l'égalité entre la femme et l'homme dans notre pays», a indiqué le président Bouteflika dans une lettre adressée au Congrès international féminin «Pour une culture de paix, Parole à la femme» organisé à Oran, et lue par Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la présidence de la République.«Toute discrimination entre l'homme et la femme ou tentative de mettre les deux en opposition n'est que méprise, Dieu Tout Puissant, en élevant le rang de la femme, nous a épargné le moindre égarement à ce propos», a soutenu le chef de l'Etat. La présence de la femme à l'école, à l'université, dans les usines, les champs et les établissements civils et militaires, au Parlement ou au sein du corps judiciaire ou diplomatique «est la matérialisation de notre profonde conviction qu'il n'existe de différence entre l'homme et la femme que dans la manière pour chacun d'eux d'accomplir au mieux sa mission», a-t-il affirmé.Reconnaissant que des insuffisances persistent encore, le chef de l'Etat soutient «que nous devons rattraper dans le futur, nous aspirons à ce que notre pays soit un exemple à suivre dans le domaine de la promotion de la femme dans le respect des valeurs humaines et des préceptes de l'Islam». «L'islam n'a posé de restriction à la liberté de la femme autre que celles dictées par la loi et s'appliquant tout autant à l'homme», écrit le Président. «L'islam a fait de la femme l'égale de l'homme, l'a préservée de toute volonté de dénigrement et l'a prémunie de tout déni, favorisant ainsi l'édification d'une société vertueuse ou femme et homme se complètent», a précisé le chef de l'Etat. Le président Bouteflika ajoute : «L'islam est une religion humaine dont l'esprit et les préceptes bannissent toute contrainte ou violence. Les assassinats perpétrés de nos jours sont le fait d'individus étrangers à notre religion, celle qui prône la tolérance et le pardon». «Le rôle de la femme chez nous s'est longtemps limité à sa vocation naturelle celle d'élever les enfants et d'entretenir le foyer familial, une erreur préjudiciable à nos sociétés arabes qui ont adopté une attitude discriminatoire à l'égard de la femme.» Pourtant, a soutenu le président de la République, les perspectives ouvertes à la femme à travers l'histoire de la civilisation musulmane lui ont permis de s'imposer avec mérite dans plusieurs domaines y compris celui de la gouvernance. «Durant la lutte armée de libération, le rôle de la femme a été déterminant dans le combat de notre nation contre l'occupant. Parfois les femmes s'acquittaient de missions difficiles mieux que ne l'auraient fait les hommes et beaucoup sont tombées au champ d'honneur à leurs côtés», a encore rappelé le président de la République. Pour le président Bouteflika les atteintes aux droits de la femme dans la société musulmane sont essentiellement dues à «une interprétation erronée des préceptes de notre religion». R. C.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Reda Cadi
Source : www.latribune-online.com