
Après l'épisode chaotique de chaque compétition, dans les catégories jeunes, qui sera suivi de la démission du coach puis la nomination d'un nouveau staff, l'Algérie ne s'est toujours pas trouvé une liste de jeunes joueurs pour composer une autre sélection, digne de ce nom, qui la représentera lors des compétions internationales avec un objectif. Cependant, pour beaucoup des joueurs appelés par le sélectionneur, la fin de n'importe quelle compétition, et quels que soient le résultat et la discipline, celle-ci serait probablement la compétition qui marquera la fin de leur carrière internationale. Dès lors, comme la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie, notre pays a été confronté à un problème qui s'aggrave depuis des années : le vivier de joueurs algériens rétrécit, et les successeurs annoncés des représentants futurs sont loin d'avoir tous confirmé. L'avenir du foot algérien parait compliqué. En effet, au delà des mentalités qui changent, on peut s'inquiéter de la santé financière de notre passion. Les clubs, principaux pourvoyeurs de nos sélections, ne sont pas sûr que les choses vont aller en s'améliorant tant les difficultés économiques sont présentes, essentiellement dues à la crise et à la surenchère des clubs pour obtenir des joueurs avec des joueurs moyens surcotés et payés plus que leur valeur réelle. On paye aujourd'hui les erreurs d'hier. On ne peut pas faire de certains cas une généralité, mais on peut dire que les jeunes d'aujourd'hui sont différents et que leurs motivations sont aussi différentes par rapport aux anciennes générations. Une meilleure éducation de ces jeunots dans les centres de formation parait être la politique sportive future des clubs, nécessaire pour enrayer cette dérive et cette rareté de talents. Le football, de part son impact sur la société, son vivier de jeunes d'ici et d'ailleurs, s'apparente à un secteur qui doit être réinvesti par le politique et l'Etat. Enfin, une politique publique du football nécessite une réforme de sa gouvernance. Autour de ces trois axes : régulation économique, gestion du service public et bonne gouvernance. Il faut proposer des méthodes pour remettre le football au c'ur des politiques réformistes. Après des années d'errance, l'Algérie ne s'est pas encore trouvé le bon crédo qui va probablement le rester jusqu'à la fin de carrière. Dans les jeunes catégories à fort potentiel, on constate parfois qu'ils ne sont plus si jeunes. Plusieurs clubs ont lancé cette année des jeunes' mais il n'en existe pas beaucoup qui font figure d'exception. En ce qui concerne ces jeunes à fort potentiel, sauf exception, on ne les a pas inclus dans les équipes phares. Les actuels joueurs de l'équipe d'Algérie des moins de 20 ans qu'on a vu jouer, nous pouvons le déclarer, sont bien peu nombreux avoir évolué en équipe première. Et même si certains l'ont fait, il leur faudrait confirmer. Des apparitions furtives, on en a déjà vu un bon nombre. Néanmoins, au vu des piliers qu'elle a perdu ces dernières années, la relève n'existera pas. Cependant, on a pu observer une montée de jeunes dans des académies moins médiatisées, notamment à Hydra, Belcourt, et Kouba. Comment se fait-il qu'alors que le football des jeunes semble lâcher du terrain à ses concurrents directs des catégories séniors et que le football des jeunes catégories et sélections semble s'enfoncer davantage dans son anonymat ' L'explication, bien que longue, n'en est pas moins logique.
Les stars algériennes, exilées dans les championnats européens majeurs, se retrouvent sous le maillot Vert pour montrer qu'au final le football algérien n'est pas mort, puisqu'à défaut d'assurer sa place sur l'échiquier continental, ou plutôt mondial, via ses joueurs formés dans des clubs du championnat national, il pouvait encore tenir son rang grâce aux joueurs formés en Europe et qui évoluent en équipe nationale. Ainsi, l'équipe algérienne parvint en phase finale de la CAN-2013, avec le dénouement qu'on connaît. L'Algérie, bien que déçue, était néanmoins heureuse et fière d'avoir fourni une belle production. Avec les probables retraits de certains éléments, ce sont des joueurs majeurs du onze national qui s'en vont et qui laissent au futur sélectionneur algérien de l'équipe fanion un gros chantier à prendre en main. Les ressources existent, et elles ne manquent pas de talent, mais il faudra beaucoup d'efforts pour parvenir à exploiter tout ce potentiel au sein d'une équipe de jeunes catégories qui court après un titre sur la scène internationale depuis plus de 35 ans.
Car en fait, tout ce que les connaisseurs algériens sont en mesure de reprocher aux responsables du sport algérien, c'est le désintérêt et le délaissement des jeunes et le manque de politique sportive envers cette catégorie
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adel Bounaceur
Source : www.latribune-online.com