L'Association Générale des Entrepreneurs Algériens (AGEA) et des entrepreneurs ibériques du groupement ARAS prévoient la mise en place d'un partenariat dans le secteur du BTPH.Le secteur du BTPH à Oran est en train de préparer sa mue pour faire face à une commande publique appelée à devenir beaucoup plus exigeante durant les prochaines années, notamment en termes de qualité. Principal enjeu : le vaste chantier de modernisation de la wilaya pour lequel les pouvoirs publics ont consacré la coquette somme de 14 milliards d'euros. Pour prétendre à une part de cette commande, des entreprises algériennes et espagnoles du BTPH se préparent à constituer un grand groupement réunissant des entreprises des deux rives spécialisées par corps de métier. Les porteurs du projet mettent en avant deux principaux atouts : compétence et compétitivité. Dans le projet de modernisation d'Oran, il sera question de logements mais aussi d'équipements de toutes sortes pour faire d'Oran une grande métropole du bassin méditerranéen. Prendre part à ce projet d'envergure exige, ainsi, une expérience et des compétences avérées. D'où l'idée d'entrepreneurs algériens et espagnols de créer un grand groupement mixte d'entreprises spécialisées dans différents corps de métiers du BTPH. Le projet, qui est porté conjointement par des entrepreneurs affiliés à l'Association Générale des Entrepreneurs Algériens (AGEA) et des entrepreneurs ibériques du groupement ARAS, est dans sa phase de maturation. Selon ses initiateurs, ce groupement devra être constitué avant la fin 2013. Pour la trentaine d'entreprises espagnoles du groupement ARAS ayant manifesté leur intérêt pour le projet, le marché algérien représente en effet une occasion idéale pour se déployer vers l'international et trouver une substitution au marché espagnole qui traverse actuellement une période de stagnation après l'effervescence sans précédent qu'il a connu durant la dernière décennie. Selon le président du bureau d'Oran de l'AGEA, Benaicha Mohamed, "l'idée est de mettre sur pied un géant du bâtiment composé de petites entreprises espagnoles et algériennes spécialisées par corps de métiers. Un groupement d'entreprises qui pourra répondre à l'ensemble des exigences, notamment celles relative à la qualité, de la commande publique".
Contourner les grands groupes étrangers
"On a sollicité dans le cadre de ce projet, de petites entreprises espagnoles, dont l'expérience et la compétence sur le terrain sont plus qu'avérées, notamment en Espagne où elle ont été les véritables chevilles ouvrières dans la dynamique du secteur du bâtiment", a indiqué M. Benaicha. L'objectif, a-t-il expliqué, est "d'être compétitif par rapport aux grandes entreprises étrangères qui postulent pour les grands marchés en Algérie". "D'autant que ces grandes entreprises étrangères, une fois les marchés décrochés, font généralement appel à des petites entités dans le cadre de la sous-traitance, pour honorer leur commande". Trois rencontres ont déjà réunies les entreprises du groupement espagnol ARAS et leurs homologues de l'AGEA, dont les deux premières se sont tenus à Oviedo en Espagne. La dernière réunion s'est déroulée à Oran, la semaine dernière, et a permis de dessiner les contours de ce partenariat. Selon Omar Khannouf, consultant auprès de l'AGEA, il s'agit d'un "partenariat bénéfique" pour toutes les parties, basé sur "une relation de confiance" et sur "le respect de la législation algérienne". Il est également question de consacrer des "formations pour les employés algériens dans le domaine du BTPH". Le président du bureau d'Oran de l'AGEA a indiqué pour sa part que des formateurs espagnols assureront, à la faveur de ce partenariat, des "formations pratiques au niveau même des chantiers dans des métiers comme le coffrage ou le ferraillage qui font cruellement défaut ici en Algérie". Il s'agit également question, selon lui, de "mettre à niveau" la main d'œuvre locale qui détient déjà une relative expérience, et dont la moyenne d'âge se situe entre 35 et 45 ans. La formation s'étendra aux jeunes du secteur de la Formation professionnelle "pour constituer un réservoir de main d'œuvre qualifiée". De son côté, la partie espagnole ambitionne de profiter des opportunités qu'offre le plan de charge du marché public algérien, avec en prime, un partenaire qui offre l'avantage, à travers une association nationale d'entrepreneurs, d'être présent sur l'ensemble du territoire algérien.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yahia Benaïssa
Source : www.maghrebemergent.info