Oran - A la une

L'absence de relève donne des soucis aux clubs oranais



Le handisport à Oran est en passe de perdre beaucoup de son brio en raison de la déperdition des nouveaux talents sur lesquels beaucoup d'espoirs ont été fondés pour prendre le relais des champions nationaux et mondiaux issus de la région, a prévenu hier le président de la Ligue handisport d'Oran.«Il y a lieu de faire remarquer que le nombre d'athlètes aux besoins spécifiques activant dans les 17 clubs oranais est en baisse constante», a déclaré à l'APS, Laribi Hadj, à l'occasion de la Journée nationale des personnes aux besoins spécifiques. Il a imputé cet état de fait aux difficultés rencontrées par les clubs concernés pour trouver des salles ou autres espaces dédiés aux entraînements, selon des créneaux qui arrangent les athlètes. «Cela a rendu délicate la mission des sportifs pour poursuivre leurs activités, notamment les jeunes, dont certains ont carrément arrêté pour n'avoir pas réussi à concilier entre le sport et leurs études ou le travail», a-t-il déploré. Le même responsable a poursuivi que «la mauvaise programmation par les responsables des salles sportives des créneaux d'entraînement, a fini par avoir des répercussions négatives sur le niveau des athlètes». Le manque de salles au niveau de la wilaya d'Oran a fait en sorte que celles disponibles sont sous pression en raison d'une forte demande de la part des nombreux clubs locaux, rendant plus compliquée la situation des sportifs aux besoins spécifiques, a encore précisé Laribi. «La fermeture du palais des sports Hammou-Boutlelis a enfoncé davantage les clubs handisports oranais, puisqu'il s'agit de notre lieu d'entraînement principal tout au long de l'année. L'ouverture prochaine de ce site, dont les travaux touchent à leurs fins, devrait nous soulager», s'est-il réjoui. Et ce n'est pas tout, puisque selon le même responsable, le prolongement de l'arrêt des activités des sportifs aux besoins spécifiques depuis déjà une année à cause de Covid-19 a impacté davantage les concernés. «Nous attendons le déroulement de l'assemblée élective de la Fédération algérienne handisport, prévue pour la fin du mois en cours, afin de reprendre l'activité», a espéré Laribi, informant au passage que seuls ses athlètes internationaux, au nombre de cinq, ont repris jusque-là les entraînements en participant aux stages des équipes nationales à Alger qui préparent les Jeux paralympiques programmés l'été prochain à Tokyo. La ligue oranaise n'est pas mieux nantie sur le plan financier, puisque son président a fait savoir, à ce propos, que son instance avait bénéficié d'une subvention annuelle de l'ordre de 500 000 DA de la part de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS), estimant qu'elle «ne répondait pas à ses besoins». Il a, néanmoins, salué la récente initiative de la DJS qui a réservé deux subventions «exceptionnelles» à son instance, à l'occasion des Journées nationale et mondiale des personnes aux besoins spécifiques, coïncidant respectivement avec les 14 mars et 3 décembre de chaque année, appelant à «accorder plus d'importance à cette frange de la société».
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