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Kiosque arabe



Kiosque arabe
Par Ahmed Halli[email protected]/* */Mais où va-t-on si les Israéliens se mettent à rappeler aux Arabes certains enseignements du Coran qu'ils ont oubliés ' Comme celui de la sourate des Pierres qui conseille aux croyants de ne pas se réjouir du malheur des autres. C'est sur Twitter, et dans la version arabe que les Israéliens ont choisi de riposter aux commentaires déplacés suscités par les incendies qui ravagent le nord de la Palestine. Comme pour prouver encore qu'ils sont d'indécrottables imbéciles, des islamistes locaux n'ont pas hésité à crier au châtiment divin, à une punition du ciel. Ces incendies seraient donc une réaction de colère de Dieu, à la tentative des autorités d'occupation d'interdire les appels à la prière dans les mosquées d'Al-Quds, jugés par trop bruyants. Le procédé est d'une simplicité enfantine: l'État sioniste implante des colonies de peuplement dans la partie est de Jérusalem, et dans les villes arabes de Cisjordanie, pour compléter l'opération gruyère. Une fois les colons confortablement installés, il s'agit de leur assurer un maximum de tranquillité, en faisant taire les hauts-parleurs des mosquées environnantes qui les incommodent. Et le Parlement israélien de débattre d'une loi visant à empêcher les mosquées palestiniennes de diffuser l'adhan, par hauts-parleurs, la seule arme qui leur reste pour dire qu'ils sont là .Seulement, et c'est le hic, cette arme à décibels est contrèlée, comme partout ailleurs, par les islamistes, émules de Daesh, qui ne sont pas une source de nuisance pour les seuls Israéliens. C'est pour ça qu'on peut lire depuis quelques jours, et sur une page israélienne, un verset du Coran qui enjoint aux croyants de ne pas se moquer d'autrui, cet autrui pouvant être meilleur (sourate 49 verset 11). Le message envoyé aux «rieurs» palestiniens et arabes est très clair : «Nous sommes meilleurs que vous, alors cessez d'applaudir à nos malheurs comme vous l'ordonne votre Coran.» Ce qui prouve que même les Israéliens peuvent dénicher des versets qui leur sont favorables, et qui arrangent leurs affaires, quand la nécessité se fait sentir. Ce qui a eu pour effet de relancer la polémique, et de mettre en fureur les champions de l'orthodoxie et du parti nombriliste, qui n'ont pas avalé ce procédé déloyal qui consiste à utiliser l'arme de l'adversaire. Quoi ' Après nous avoir pris la Palestine, ils veulent aussi s'emparer de notre Livre Saint, ce n'est pas normal ni tolérable ! Ils feignent l'étonnement et le déplaisir de voir les Israéliens utiliser la langue arabe et le Coran, alors que leur narcissisme congénital leur interdit d'apprendre l'hébreu. Encore faut-il noter que tous les Palestiniens ne sont pas du même avis, puisque Israël a accepté l'aide de «l'autorité» qui gère les quelques morceaux restants du gruyère cisjordanien.N'oublions surtout pas que ce qui est présentement appelé le nord d'Israël est aussi le nord de la Palestine, chère à Choukeiry, Othmane Saâdi et cheikh Chemsou. Dès le début des incendies, le gouvernement imprévisible et imprévoyant de Mahmoud Abbas a proposé l'aide de ses pompiers qui a été finalement acceptée, après mûre réflexion, par les autorités d'occupation. De son côté, le grand Turc Erdogan, qui a comme tous les islamistes le droit exclusif d'être l'ami d'Israël et l'ennemi de Bachar Al-Assad, n'a pas lésiné sur les moyens pour éteindre l'incendie. Et comme il fallait bien mettre le feu quelque part, son parti a déposé devant le Parlement le plus abominable et le plus abject des projets de loi, jamais soumis à une Assemblée élue. Ce projet de loi dispose que si un Turc concupiscent est attiré par les rondeurs, apparentes ou supposées, de sa voisine adolescente, il peut l'attirer chez lui et la violer. Devant la justice, il lui suffira d'accepter d'épouser sa victime pour qu'il échappe à la prison et réussisse en quelque sorte un coup double, violer dans la légalité et violer sous le sceau du mariage. Cette procédure qui ne peut être que le produit de cerveaux malades serait d'ailleurs en vigueur dans plusieurs pays arabes et musulmans, où des violeurs sont sommés de choisir entre une cellule et une prison dorée.Le texte, proposé par des députés de l'AKP, le parti d'Erdogan, a été adopté en première lecture par la grande Assemblée turque jeudi dernier, et il devait être approuvé en seconde lecture le lendemain. L'un de ses articles stipule notamment que les actes de viol commis avant le dépôt du projet de loi ne seront pas punis de prison si le violeur s'engage à épouser sa victime. L'annonce du dépôt du projet de loi a immédiatement provoqué une tempête de protestations, en particulier chez les associations féminines, dont celle de l'AKP, dirigée par la propre fille d'Erdogan. La colère et les manifestations d'opposition à cette pantalonnade dramatique ont retenti jusque dans Manhattan, où l'ONU a condamné cette atteinte grave au droit et à la morale. Imperturbable, et sûr de lui pour ne pas dire impudent, le gouvernement a expliqué que le projet de loi visait uniquement à légaliser le mariage religieux, notamment avec des mineures, légalement interdit en Turquie. Il a reculé, tactiquement, en annonçant le retrait du projet, mais un retrait qui n'est pas définitif, de manière à montrer que les mauvaises intentions sont toujours présentes.En guise de conclusion : mieux qu'une chronique, mieux qu'un édito, un dessin ! Celui de l'inégalable Dilem, publié samedi 19 novembre en dernière page du quotidien Liberté, m'a paru vraiment exceptionnel. On y voit un potentat et père saoudien qui fait faire ses premiers pas à un bébé terroriste au look daeshien. Tout en le tenant des deux mains afin qu'il ne tombe pas, le père l'encourage de la voix avec des «da-Daesh», inspiré du «da-dache» de nos traditions locales. J'ai découvert cette caricature en parcourant le journal, comme d'habitude, à partir de la dernière page où trènent Dilem et Hammouche. S'il fallait désigner le dessin le plus percutant de l'année, voire de la décennie, celui-là devrait remporter tous les suffrages.
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