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Khelli l'bir beghtah Le facteur commercial



Il y a chez certains confrères une approche des grandes rencontres qui donne à réfléchir. A la veille de chaque derby ou match important du championnat national de football, on prend étrangement le parti d'un club au détriment d'un autre. Et dans la presse sportive, on a alors droit à des titres qui se posent des questions au sujet de telle équipe en ignorant superbement l'autre. Surtout s'il faut le dire sans ambages un club du centre donne la réplique à un autre de l'intérieur. Le parti pris est alors flagrant. On se pose toutes les questions sur la disponibilité et la forme des joueurs et l'on donne volontiers la parole à ceux d'un seul camp. En précisant qu'ils vont réaliser un excellent résultat face à un adversaire qui n'a pas droit au même traitement informatif, pour ne pas dire au chapitre. On s'agite pour un grand club et on annonce que tous les joueurs sont fin prêts pour affronter leurs adversaires, qu'on relègue au rang d'illustres inconnus comme s'il s'agissait d'une équipe étrangère. Ce parti pris s'explique par la proximité des grands titres de la presse sportive de certains clubs, concentrés dans la capitale et on le sait, le journaliste est aussi un supporter donnant libre cours à ses préférences. Le facteur commercial lui aussi est déterminant et on vous répondra volontiers qu'il y a des clubs qui ont plus de supporters que d'autres, donc plus de potentiels lecteurs et qu'il faut par conséquent charger les grosses manchettes et les photos de titres évoquant le club de sa préférence. Ainsi une équipe de l'Oranais ou du Constantinois, loin des clameurs des rédactions centrales, est donc lésée du point de vue marketing communicationnel et, face à un ténor de l'Algérois, on jubile plus à sa victoire tout en déplorant sa défaite en lui trouvant des raisons alors que le succès de l'autre, le club de l'intérieur, ne bénéficie pas de la même compassion et s'il vaincu, il est passé sous silence. En un mot, c'est le club «privilégié» qui a mal joué et non l'autre qui a bien joué. La nuance est de taille. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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