Oran - A la une

Khelli l'bir beghtah Ivresse interdite



Des tonnes de résine de cannabis sontinterceptées par les services de sécurité.Une information routinière tant les saisies de ce poison sont devenues quotidiennes et se sont banalisées à l'extrême. Ce qui l'est moins en revanche, c'est la précision de taille qui a suivi cette information. On nous dit en effet, que le trafic de drogue augmente sensiblement durant le ramadan vu que les buveurs se rabattent tous sur le kif et se transforment ainsi en fumeurs invétérés.
Il y a dans cette reconversion de l'ivresse, des interprétations très fantaisistes du Livre, et des adeptes du joint vous diront que le Coran ne l'évoque pas et fait allusion juste à l'ivresse «du raisin fermenté». Alors ces fetwas auto-administrées ouvrent les portes à toutes les dérives. Pourtant il ne faut pas être grand exégète pour découvrir le caractère formellement prohibé du kif, cette herbe qui rend fou et donne l'illusion d'un paradis que le poète Baudelaire a fini par décréter «artificiel» tant il en a usé et abusé. Le ramadan est donc par la forte connotation de piété qu'il charrie, le mois propice à toutes les mises en garde contre ce phénomène dévastateur qui s'empare d'une partie de la population. Il s'en trouve même quelques fidèles qui vont à la mosquée «la tête pleine» des effluves de la drogue. Il incombe donc aux imams de rappeler, dans leurs prêches et aussi dans ces causeries qui prolifèrent durant le mois sacré, le caractère fortement interdit de toutes les ivresses, celles-là qui réduisent le physique et le mental à un état larvaire.
Parce que la répression seule ne suffit pas face à des trafiquants toujours en avance d'une astuce et si une tonne est saisie, il y en a plusieurs qui ont réussi à passer à travers les mailles du filet. Pour dire que seules des campagnes nationales de sensibilisation peuvent réduire considérablement la consommation. Réduire la demande afin d'anéantir l'offre. Et ces trafiquants sans scrupules qui détruisent notre jeunesse. Enfin, de quoi je me mêle' Khelli l'bir beghtah.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)