
Une voiture, un camion et puis d'autres voitures, et encore quelques camions. Le corps d'un chien écrasé est méconnaissable. C'est une image qui revient quotidiennement sur nos routes. Moi, j'ai envie de vomir cette société où la vie d'un chien a moins d'importance qu'un coup de volant, qu'un arrêt pour venir en aide à cet animal de compagnie. Mais bon sang, car le sang a été versé plusieurs fois de manière abjecte. A cette absurdité funeste de la crapulerie, j'avais rencontré une exception et j'étais si content que je sautais de joie lorsqu'un agent des services de l'ordre au risque de sa vie s'est mis au milieu de la route pour protéger un chien renversé par un chauffard. Le chien avait les larmes aux yeux en regardant son protecteur. Il semblait lui dire : «La vie n'aime pas la mort.» Je me sens très mal. Pourquoi les gens passent sans me voir et d'autres disent ne t'approche pas ' Sa queue bougeait dans tous les sens. Non-assistance à une vie en danger, vous connaissez ' La conscience et l'humanisme de ce policier qui est là pour sécuriser les lieux au péril de sa vie, ont donné une leçon de bravoure et d'humanisme à ces gens stupides, aveuglés et souvent trop occupés à regarder ailleurs ou trop impatients d'arriver quand la mort atroce a été donnée dans l'indifférence. Bafouant la loi du principe de précaution et l'élémentaire principe de sécurité : sauvez des vies ! Sauvez des vies sans aucune distinction au risque de sa propre vie semble être le leitmotiv de notre agent qui donne ici sa pleine mesure à la définition : Police-secours. Nous voyageons tous vers une seule destination : celle de la mort. Mais quand l'inconcevable est rationalisé par un discours mortifère, j'ai envie de savoir où est passée notre humanité. A lui seul, le policier a payé la dette de la haine et du mépris qui animent tout un chacun.
C'est la dette des riches envers les pauvres. La dette des plus forts envers les plus faibles. Le courage et l'humanisme du policier prouvé, quel est l'acte qui manque à notre «société évoluée» que de passer à côté d'une telle occasion qui pourrait, tout en honorant le souvenir de ces petites vies sacrifiées, profiter pour mener une réflexion collective à propos des failles ou du manque de civisme à tous les niveaux. On ne connaît pas la fin de l'histoire, on ne sait pas si le chien est mort ou s'il a pu être sauvé. Mais en tout cas, le policier nous a donné une belle leçon d'altruisme, de civisme et de' respect de la vie, fût-elle celle d'un chien. A méditer. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com