Décidément, la Place Barriat, à l?instar d?autres espaces des décennies 40/50, était un véritable vivier. Alors, personne ne fut étonné de voir arriver le perspicace Lahouari Van Dooren, prospecteur dans l?âme.Dans ce domaine là, et à l?instar de ses illustres devanciers Boumazza et Benabed, il était imbattable. En conséquence, le jeune cadet Kerrache Lahouari ne pouvait passer inaperçu et signa tout naturellement à l?USMO. Les sportifs d?un certain âge vous le confirmeront. En raison du nombre restreint des joueurs à recruter, la concurrence était très rude. On en déduira que ceux qui étaient choisis étaient bien les meilleurs. Si Kerrache faisait partie de cette élite, c?est qu?il était pétri de qualités. Avec des encadreurs techniques comme El-Andalousi et Louis Dossat, il ne pouvait que progresser. D?ailleurs, la sélection d?Oranie juniors où les places étaient également très chères l?a accueilli. Pour notre part, nous l?avions connu comme ailier droit. Or, dans les jeunes catégories, et en raison de sa vitesse et de son dynamisme, il était avant-centre. Cet athlète à la fine musculature possédait des facultés d?adaptation qui lui ont permis de permuter sans aucun problème avec ses différents coéquipiers, comme Rabah et Hamani. D?un caractère accommodant, Kechache ne se posait pas trop de questions quant au poste à occuper. Cette évocation nous change du football actuel où certains joueurs refusent de changer de postes. Les anciens ne se posaient pas trop de questions à propos de tactique ou de système de jeu. Kerrache était de ceux-là, et tous ses coéquipiers ont loué sa disponibilité et son efficacité. Alors, pourquoi le sélectionneur de l?époque Dubus et l?entraîneur Dossat (qui exerçait également à l?USMO) ne l?ont-ils pas appelé en sélection d?Oranie ? La réponse de Kechache fut spontanée et surtout objective : «C?est qu?à l?aile droite, il y avait Gros, du SCBA !» A cette époque, effectivement, les postes d?ailiers étaient devenus la chasse gardée de Gros (n°7) et Boudjellal (N°11) et on n?imaginait pas la sélection sans ces joueurs de classe.Kechache se souvient particulièrement du but somptueux qu?il a inscrit d?une reprise de volée à Carizio, l?un des meilleurs gardiens d?Afrique du Nord et qui évoluait au GCO (Ghalia club oranais). En dépit des regrets ayant trait à la gestion de sa carrière sportive, il mène une vie paisible et rencontre souvent l?un des doyens, Benmiloud, plus connu sous le pseudonyme de « couscous ». L?affection de ses enfants le comble de joies. Actuellement, c?est un grand-père heureux.Â
Angoisse
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com