«En cette belle journée d'été 2002, Kahina se prépare à accueillir ses nombreux invités à l'occasion de son mariage. C'est la honte d'avouer son diabète qui la poussera à imiter tout ce beau monde autour d'elle en prenant et reprenant des parts de gâteaux qui pourtant lui étaient déconseillés. Elle meurt une semaine plus tard des suites d'un accident vasculaire cérébral». C'est l'histoire vraie et bouleversante que nous raconte Ferhat Souhila, secrétaire général de la (FAAD). Force est de constater que chez nous, malgré tous les efforts qui sont déployés pour informer et sensibiliser la population sur ce qu'est le diabète, il n'en demeure pas moins que cette maladie reste encore considérée comme «une maladie honteuse». Les personnes atteintes sont au mieux prises en pitié et au pire rejetées par la société. Ce qui pousse certains malades à cacher leur maladie en société.
Une prise de conscience collective impliquant tous les acteurs de la société civile se doit d'être une priorité afin de sensibiliser la partie de notre population, notamment rurale, sur cette maladie qui n'est ni contagieuse ni transmissible. Ainsi nous avons appris de la bouche même du président de la l'Association nationale de protection de l'enfance, Khaled Ahmed, que «des élèves étaient obligés de se cacher pour prendre leurs médicaments» pour qu'ils ne soient pas rejetés par leurs camarades. Un constat bien amer, qui pourtant existe et qui se doit d'être combattu à chaque instant.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com