Les Eaux minérales «Lalla Khedidja» bloquées par les villageois
Les syndicalistes de l’ENEL d’Azazga sont en grève de la faim. Selon eux, «cette action est menée en guise de protestation afin de préserver l’entreprise».
«C’est pour cela, expliquent-ils, que nous refusons de paralyser l’unité par une grève autrement plus musclée car elle constitue notre gagne-pain». Les syndicalistes exigent «la réintégration des cadres licenciés abusivement et la reconnaissance du droit syndical» avec, à la clé, «l’octroi à la section syndicale du statut de partenaire social». Selon les syndicalistes, «depuis le renouvellement de la section syndicale, la direction multiplie les manœuvres et les pressions pour contraindre les syndicalistes à renoncer à leur mission». Aussi, dénoncent-ils ce qu’ils appellent «des relations franchement mauvaises entre la direction et les travailleurs», tout en appelant «les autorités compétentes à user de moyens que confère la loi pour mettre fin au harcèlement subi par les syndicalistes de l’entreprise».
Par ailleurs, les villageois de Tafssa, dans la commune d’Agouni Gueghrane (Ouadhias), ont contraint l’unité des Eaux minérales ‘Lala Khedidja’, unité reprise récemment par le groupe Cevital, à fermer ses portes. Ils ont également bloqué ses forages et l’accès y menant. «Cette riposte est venue, selon eux, «après que les responsables de cette unité ont manqué à leur parole en ignorant leurs promesses faites d’engager des jeunes du village». D’où, toujours d’après eux, la colère des villageois qui s’étaient rassemblés en fin de semaine dernière devant le siège de la daïra. Les protestataires réclament également les compensations financières concernant les terrains sur lesquels est érigée l’entreprise.
La Kabylie qui ploie sous le poids du chômage est ainsi en butte à de nombreuses difficultés. Quand ce ne sont pas des syndicalistes qui pensent être encore à la période du socialisme «vache à lait», ce sont des gens qui réclament, à tout bout de champ, ce qu’ils pensent être un droit, c’est-à-dire du travail pour leurs enfants, et cela sans penser aux autres régions, comme si, pour eux, le pays s’arrête à leur village. Ces mentalités ne contribuent nullement à ramener des investisseurs car l’argent adore le calme et fuit les tempêtes.
Une population revendicative, c’est bien, mais faire trop de bruit, on réussit tout simplement à chasser d’éventuels investisseurs, voire à contraindre ceux qui y sont déjà installés à fermer leur entreprise et aller sous des cieux plus sereins.
M. Chabane
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com