Les violeurs condamnés à 5 et 7 ans de réclusion
La cour criminelle d’Oran a traité au courant de cette semaine trois affaires d’attentat à la pudeur. Les victimes étant toutes des mineurs de moins de 16 ans, dont une jeune de fille trisomique âgée de quinze ans.
Cette dernière aura vécu un véritable cauchemar en ce délicieux mois de mars de 2005. Résidant avec ses parents à Gdyel, l’innocente fillette avait pour habitude de passer chez son père, propriétaire d’une gargote, histoire de lui arracher un sandwich. Ce qu’elle fit, bien entendu, ce jour. Mais voilà, les heures passaient sans que la jeune fille ne rentre au domicile parental. Inquiète, la mère donne l’alerte. Aidés de leurs voisins, les parents s’en vont à la recherche de la disparue. Grâce à certains témoins indiquant avoir vu se diriger vers un endroit peu amen la jeune fille accompagnée d’un inconnu, les parents repèrent le site vite fait. Comble de l’ironie, ils trouvent leur petite avec un étranger. L’état de ses vêtements ne laisse aucun doute quant au traitement dont elle venait d’être gratifiée.Arrêté, l’inconnu répondant aux initiales de Z.M. niera avoir porté préjudice à cette jeune fille, bien au contraire il affirmera, à qui voulait bien l’entendre, que c’était lui son sauveur providentiel. L’expertise médicale confirmera par la suite que la malheureuse avait subi un viol répété avec violence.
Appelé à la barre, le prévenu maintiendra, mordicus, ses déclarations. La victime, elle, n’aura que des larmes pour toute réponse lorsque le juge lui demande si elle connaît le mis en cause.
Le ministère public requiert alors 7 ans de prison. Après délibérations, la Cour criminelle condamnera Z.M. à 5 années de réclusion. La même peine sera prononcé contre H.A., auteur, lui aussi, d’un acte tout aussi abominable. En effet, H.A. est accusé d’attentat à la pudeur sur un garçon de... sept ans habitant la localité d’El Kerma. Le prévenu niera, naturellement, le grief retenu contre lui. Comme preuves identifiant formellement H.A., le juge s’en retournera aux déclarations de l’enfant reconnaissant sans possibilité de doutes son agresseur ainsi que l’expertise du liquide séminal retrouvé sur les vêtements de l’enfant. Le représentant du ministère public ne trouvera pas de mots pour qualifier cet acte. La troisième affaire s’est déroulée au niveau du quartier d’El-Hassi, la victime un jeune garçon de 16 ans. Ce dernier a été enfermé par B.B., son compagnon de travail, un vendeur de légume. Il lui tissera une vraie toile d’araignée pour l’attirer chez lui. Là, il l’endormira à l’aide de barbiturique et assouvira son désir bestial. A son réveil, le jeune homme comprendra ce qui venait de lui arriver. Malgré l’expertise médicale qui fait état de fissure anale, le prévenu niera en bloc les faits retenus contre lui. La peine requise a été de 10 ans de réclusion. La défense tentera de sauver son client, en plaidant le manque de preuve tangible. Après délibérations, B.B. est quand même condamné à 7 longues années de réclusion, lui laissant ainsi tout le temps de méditer son méfait.
H.Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com