Les premières journées d'oncologie médicale, qui se sont déroulées mercredi dernier à l'hôpital militaire d'Oran, sont venues pour assurer les nouveautés en matière de traitement thérapeutique des cancers, notamment celui du rectum.
Inaugurée par le DG de l'hôpital, le général R. Koudjiti, cette rencontre, à laquelle ont participé de nombreux spécialistes et autres professeurs venus de plusieurs wilayas du pays, a choisi d'évoquer ce type de cancer plus particulièrement, qui est en hausse et qui, en termes de prévalence à l'échelle nationale 'est en deuxième position, tous sexes confondus, ce qui en fait un problème de santé publique', nous dira le professeur Djilali, président du comité pédagogique national d'oncologie médicale.
En effet, le cancer du rectum, dont l'incidence est de 2,7 pour 100 000 chez l'homme et 2 pour 100 000 chez la femme, concerne la population âgée en moyenne de 60 ans, et est l'un des cancers qui est caractérisé par une prédisposition génétique, avec en plus des causes liées à l'hygiène de vie.
D'ailleurs, le professeur Boudinar du CHU d'Oran fera remarquer que dans les pays où la consommation de protéines animales est très importante, l'incidence de ce cancer est bien plus élevée que dans notre pays ou en Afrique de manière générale.
Et de recommander une alimentation équilibrée, surtout en légumes et fibres. Mais l'intérêt aujourd'hui pour la population et les malades est la disponibilité de nouveaux traitements, notamment de nouvelles drogues et molécules utilisées dans la chimiothérapie, comme nous l'explique le professeur Djilali : 'Pour ce cancer, la prise en charge thérapeutique fait appel à la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie. La nouveauté, c'est que grâce à la disponibilité de nouvelles drogues, les cas qui étaient inopérables il y a 5 ans le sont désormais. Grâce aux nouvelles molécules, deux particulièrement, la chimio peut réduire la taille de la tumeur et permettre ensuite l'intervention chirurgicale en maintenant une qualité de vie pour les malades.' Cette qualité de vie dont il est question est de maintenir les fonctions urinaires et sexuelles des patients même après la chirurgie.
Pour nos interlocuteurs, les nouveaux traitements sont actuellement disponibles en Algérie, mais face aux problèmes récurrents de pénurie, notamment des produits et autres traitements contre le cancer, un médecin nous dira qu''il faut se battre pour cette disponibilité'.
D. LOUKIL
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com