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Jeux olympiques 3500 athlètes musulmans à Londres



Jeux olympiques                                    3500 athlètes musulmans à Londres
Dans un article paru dans lepoint.fr, entre 3000 et 3500 musulmans s'apprêtent à disputer les Jeux olympiques à Londres entre le 27 juillet et le 12 août. Hasard du calendrier, le Ramadhan concorde avec les dates de l'épreuve sportive. Or le jeûne peut avoir de graves conséquences pour la santé et les performances des compétiteurs.
"Un sportif en plein effort a besoin de 250 ml d'eau toutes les 20 minutes. De ce fait, le jeûne est déconseillé aux compétiteurs", déclare Dr Hicham Moutaouakil, secrétaire général de l'Association régionale de médecine du sport (Arms) de Rabat. Le médecin du sport Jean-Baptiste Mercier confirme cette théorie : "À part tôt le matin, la pratique du Ramadhan paraît inconcevable au regard de l'intensité des épreuves sportives de haut niveau."
"Le report du Ramadhan est un droit inscrit dans le Coran. Certains sportifs suivent le jeûne, d'autres le reportent. L'important est de respecter l'intégrité physique des sportifs", explique Nassurdine Haidari, adjoint au maire du premier secteur de Marseille, Patrick Mennucci, et ancien imam. "À travers la pratique sportive, on peut montrer la flexibilité d'une religion."
Pour Mohamed-Khaled Belabbas, coureur du 3000 m steeple sous les couleurs de l'Algérie, le choix est simple : "Je ferai le Ramadhan comme j'ai l'habitude de le faire. Ce n'est pas une nouveauté pour moi." Pour Darren Cheesman, joueur de hockey anglais de confession musulmane, la volonté de respecter le Ramadhan peut même donner un "ascendant mental" aux athlètes concernés, selon les déclarations recueillies par lepoint.fr
Pour ce site internet, pour autant, une majorité de musulmans auront recours au report du jeûne pour des raisons de performances. "Incontestablement, nos capacités physiques sont diminuées. On est partagés entre la volonté de respecter l'un des cinq piliers de notre religion et celle d'arriver le plus en forme possible aux JO", témoigne la nageuse marocaine Sara El-Bekri, qui ne jeûnera pas. Mahiedine Mekhissi, le spécialiste des 3000 m steeple français, ne suivra pas non plus le Ramadhan. "Non, je ne vais pas le faire. Je le rattraperai plus tard", déclare-t-il dans une interview au Monde. Avant d'ajouter : "Je suis croyant, et pour moi, mon dopage, c'est la foi."
Lepoint.fr indique qu'à l'annonce des dates des Jeux olympiques, la Commission islamique des droits de l'homme avait demandé au Comité international olympique de repousser les épreuves sportives. Le CIO a immédiatement refusé en expliquant que les JO étaient une épreuve laïque. Pour faciliter la pratique du jeûne cependant, le CIO a équipé le village olympique de cantine aux heures de repas adaptées aux lever et coucher du soleil. À Londres, les mosquées serviront également des repas de rupture du jeûne aux sportifs et aux touristes musulmans. Coïncidence, avec Saint-Louis aux Etats-Unis, Londres est la seule ville à avoir connu des olympiades pendant la période du Ramadhan, en 1908 et en 1948.
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